ACTE IV , SCÈNE I
A William.
Pas un mot du lord-maire? Il n'est venu personne?
WILLIAM
Personne encor, monsieur.
EDOUARD
L'heure du danger sonne, •Et milord dans mes mains résigne ses pouvoirs : On recherche les droits et l'on fuit les devoirs. Je dirai...
A William.
Si l'on vient, ne faites pas attendre.
A lui-même.
Oui, cetexorde est bien ; mais voudront-ils m'entendre!
Il s'assied près de la table et il écrit.
Qu'à me prêter main-forte Harrington soit tout prêt.
Donnant une lettre à William.
Au ministère, cours !
Le rappelant au moment où il son.
Non; rends-moi ce billet!
Pour requérir l'emploi de la force publique,
Il faut que ce moyen soit ma ressource unique. Sors !... Quel acte ! diit-il sauver la liberté , On dira que j'attente aux droits de la Cité; Pas un whig furieux qui n'aboie ou ne morde. Eh bien, je disais donc... Que me fait cet exorde? Parler n'est rien , agir est le point important. Pour un autre, après tout, faut-il hasarder tant ?... Nelbroun m'eût épargné l'embarras qui m'accable ; Mais ce choix , qui l'a fait? moi; je suis seul coupable. Ah! c'était une faute, et par l'événement Je vois qu'on ne peut pas faillir impunément.
WILLIAM , qui rentre.
Monsieur Godwin !
Godwin ! de lui je n'ai que faire ; Je n'y suis pas.
WILLIAM
Il vient de la part du lord-maire.
EDOUARD, vivement
Qu'il entre. Sur ma lettre on aura réfléchi , Et d'un fardeau si lourd je vais être affranchi.