I.e mal est toujours vrai quand on le dit partout
Devant un mot de vous je tombais en extase;
Mais je suis revenu des grands faiseurs de phrase.
(A Mortins.)
Et , quoique vous aussi soyez son adversaire ,
Je le ferai nommer, parce qu’il ne voudra ,
Ne dira , ne fera que ce qu’il nous plaira , Quelque hill qu’on propose; il l’a juré d'avance , Et moi , ce qu’il me faut, c’est de l'indépendance. ÉDOUARD.
Vous n’étes pas encor par lui représenté :
Je garde mon mandat.
MORTINS.
Vous I ÉDOUARD.
Quand je l’acceptai ,
Je promis d’exercer ce droit en honnête homme , Rien de plus ; et celui qui, voulant qu’on le nomme. Engage un avenir que nul ne peut prévoir Est l'esclave du peuple ou celui du pouvoir.
Je verrai si plus tard il faut que je résigne Un droit qui m'appartient et dont je reste digne ; Le calme qui renaît peut être passager :
Je garde mon mandat tant qu’il offre un danger. MORTINS.
Contre un vœu si formel! monsieur, prenez-y garde. THOMAS COFF.
Si la chance nous vient, savez-vous...
Je le garde.
Pour ne m’en dessaisir que par ma volonté ;
Je le garde pour dire ù tous la vérité ;
Au pouvoir sur son banc, au peuple sur la plare. A vous, puisque chez moi nous voilà face â face.
(A Mortins.)
Ami du bien, monsieur, mais ami dangereux.
Vous n’êtes plus pour moi qu’un rêveur généreux. Qui, jugeant mal son temps, contre une théorie Joilrait le fort de tous, sa tête et patrie.
CAYERLY.
C’est bien.
ÉDOtARD.
Vous, monsieur Goff, je vous connais à fond : Pensant faire à vous seul ce que les autres font. Vous croyez fermement, grâce â votre poitrine. Endoctriner autrui quand on vous endoctrine.
Vous voulez être libre, et votre vanité.
Pour la défendre mieux, tûrait la liberté ;
Mais vous n’auripi jamais, dans un jour de désordre. Que le demi-plaisir d’opprimer en sous-ordre. THOMAS COFF.
Monsieur !...
ÉDOUARD
Pas davantage , et retenez eerl :
Uu tyran subalterne est un esclave aussi.