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Ainsi, sur cinq groupes provinciaux, et après une longue application de la loi sur le recrutement de Farmée :
1° Avec des appels périodiques de 80.000 hommes, la taille, dans Tensemble des 15 départements considérés, fléchit de 0°S002;
2° Avec des appels de 140.000 hommes, elle s'éleva de 0°\003;
3° La courbe des variations, dans chaque province, ne suivit pas le même sens et n'offrit pas la même accentuation.
Il convient d'ajouter que les règles qu'a cru découvrir Villermé reçoivent, ici, un éclatant démenti,
puisque les ressorts ci-dessus groupés sont au nombre (le ceux qui, en France, ont vu leur richesse s'étendre le plus, et cela n'a pas empoché la taille moyenne de fléchir.
Aussi, en ne considérant que la taille, ne saurait-on se rendre compte des changements survenus, dans le nombre des réformes prononcées, pour cause d'infirmités, parmi les jeunes gens soumis à l'examen des conseils de revision.
De 1834 à 1852, à égalité de contingents et pour un nombre peu variable de sujets tirant au sort (le maximum et le minimum diffèrent seulement de 8 %\ les individus exemptés représentaient les chiffres suivants :
De 1853 à 1856, malgré l'augmentation de 75 % opérée, dans l'importance des appels, les limites inférieure et supérieure ne différèrent que de 3.000; mais l'oscillation alla de 60 à 63.000, tandis que, de 1859 à 1868, avec le maintien de la force du contingent, telle qu'elle avait été fixée en 1854, les réformes se restreignirent entre 50 et 57.000.
Depuis lors, ces retours heureux ne se sont plus reproduits.
Malgré l'institution, en 1872, des « services auxiliaires » de l'armée, qui comportent des fatigues moindres, le nombre moyen des sujets réformés représente 9 ^ du total des inscrits. Après immatriculation, il y a encore des renvois dans les foyers, pour cause de faiblesse ou infirmités ; ils ont suivi une progression rapide :
STATUREj VIGUEUR. MASCULINITÉ. 163
Il serait difficile d'expliquer un pareil déclin, coïncidant avec l'augmentation générale des salaires, si on ne l'attribuait à l'invasion de l'alcoolisme ou autres phénomènes déprimants, qui, après avoir altéré l'organisme, se transmettent, par voie héréditaire, et amènent une dégénérescence physique de la race.
Dans tous les pays d'Europe, on a observé, pour 100 naissances, l'inégale proportion des sexes :
1'' La masculinité l'emporte;
2° L'excédent est plus accentué chez les enfants légitimes \
On a fourni une explication du premier fait, en disant que « l'universalité de la prépondérance des naissances mâles démontre une loi, qui tend partout à restaurer et conserver le sexe le plus exposé à ujie mort prématurée, soit par les rudes travaux et l'emportement des passions, ^oxlpar Vorganismemême-y).
La dépense de forces, corrélative au rôle naturel du chef de famille, peut entraîner et entraîne, en effet, une morbidité plus grande chez l'homme que chez la femme ; mais que la supériorité du nombre des garçons ait été établie, par la Providence, pour réparer, dans le genre humain, les pertes prématurées afférentes aux excès, cela peut d'autant moins être admis qu'il résulte des relevés faits, depuis le xviii^ siècle, qu'un déclin continu s'est manifesté, en France, dans la
\. Sùssmilch, Baumann, Hofeland, Quetelet, Bobbage, Bicke. PrévosU Guillard, Block, etc., ont reconnu ce fait, par des calculs faits pour diverses époques et des peuples différents.