NATALITÉ
Dates des recensements.
Nombres constatés.
Dates des calculs.
Force relative.
France
Grande-Bretagne.
Angleterre
Galles
Ecosse
Irlande
Belgique
Hollande
Prusse
Autriche
Bavière
Saxe
Espagne
La Belgique, l'Angleterre et la Saxe, qu'on voit figurer au sommet de l'échelle, pour la densité relative, n'attirent pas une proportion d'étrangers supérieure à celle qui s'acclimate en France ; ce dernier pays n'est point placé après tous les autres, pour la densité, tandis quil montre une faiblesse génésique qu'on ne rencontre nulle part en Europe.
Il ne faut voir, dans raffirmation d'un rapport inverse, entre la fécondité et la densité, que l'indice du besoin, qu'ont généralement les démographes, de ramener à des causes toutes matérielles les phénomènes qu'ils décrivent, en éliminant, de parti pris, les influences morales, qui ne se mesurent point par des chifi*res et ruinent le système consistant à « expliquer les choses comme si elles se passaient en dehors d'un ordre providentiel ».
L'immigration intérieure ne change pas la densité
moyenne de la population, mais, elle produit des effets remarquables, de nature à suggérer les plus graves réflexions.
Dans la plus grande partie de l'Europe, on rencontre une tendance des habitants à quitter les campagnes pour les villes.
En France, notamment, l'évolution est sensible :
Époques Contingent des campagnes
des recensements. dans la population totale.
En Prusse on comptait :
De 1841 à 1843 72,5 %
En 1858 70,5 —
Le Wurtemberg, le duché de Bade et la Belgique offraient des chiffres analogues, pour la période 1850 à 1861.
La Suède et la Norwège fournissent des éléments qui remontent à des dates plus éloignées et sont d'autant plus instructifs : '