‹ La populationChapitre 121 sur 127 · NATALITÉ · texte numérisé non relu

NATALITÉ

Dates des recensements.

Nombres constatés.

Dates des calculs.

Force relative.

France

Grande-Bretagne.

Angleterre

Galles

Ecosse

Irlande

Belgique

Hollande

Prusse

Autriche

Bavière

Saxe

Espagne

La Belgique, l'Angleterre et la Saxe, qu'on voit figurer au sommet de l'échelle, pour la densité relative, n'attirent pas une proportion d'étrangers supérieure à celle qui s'acclimate en France ; ce dernier pays n'est point placé après tous les autres, pour la densité, tandis quil montre une faiblesse génésique qu'on ne rencontre nulle part en Europe.

Il ne faut voir, dans raffirmation d'un rapport inverse, entre la fécondité et la densité, que l'indice du besoin, qu'ont généralement les démographes, de ramener à des causes toutes matérielles les phénomènes qu'ils décrivent, en éliminant, de parti pris, les influences morales, qui ne se mesurent point par des chifi*res et ruinent le système consistant à « expliquer les choses comme si elles se passaient en dehors d'un ordre providentiel ».

L'immigration intérieure ne change pas la densité

moyenne de la population, mais, elle produit des effets remarquables, de nature à suggérer les plus graves réflexions.

Dans la plus grande partie de l'Europe, on rencontre une tendance des habitants à quitter les campagnes pour les villes.

En France, notamment, l'évolution est sensible :

Époques Contingent des campagnes

des recensements. dans la population totale.

En Prusse on comptait :

De 1841 à 1843 72,5 %

En 1858 70,5 —

Le Wurtemberg, le duché de Bade et la Belgique offraient des chiffres analogues, pour la période 1850 à 1861.

La Suède et la Norwège fournissent des éléments qui remontent à des dates plus éloignées et sont d'autant plus instructifs : '

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