EVANS
tement, largement basée sur les industries exportatices, alors que la plupart des pays fermaient de plus en plus hermétiquement leurs barrières douanières.
Le chiffre d’affaires de la Soierie baissa de plus de 75 % en cinq ans ; en 1936, les exportations françaises de soieries sont tombées à 545 millions de francs, c’est-à-dire exactement au dixième du chiffre de 1926 (5.448 millions). On peut évaluer pour la même année le chiffre d’affaires total de la soierie lyonnaise à un milliard de francs environ, soit moins de deux fois le chiffre moyen d’avant-guerre, alors que la monnaie a été dépréciée de 75 (%. Les métiers arrêtés, soit par fermeture d’usine, soit par chômage partiel, représentent la moitié du matériel existant chez les fabricants et les tisseurs. Les industries vivant de la soierie sont touchées à des degrés plus ou moins violents. L'industrie de teintures et apprêts voit son chiffre d’affaires passer de 486 millions en 1929-1930 à 169 millions en 1936-1937 ; sur 119 établissements occupant 16.785 ouvriers en 1929, il n’en reste plus en 1937 que 69, occupant 6.450 ouvriers (1).
Toutes les autres activités économiques sont également touchées. La Chambre Syndicale des Industries Métallurgiques accuse de 1930 à 1935 des diminutions importantes tant dans le chiffre du personnel occupé (44.466 en 1930 ; 26.432 en 1935) que dans le montant global des salaires payés annuellement (557 millions de francs en 1930, 281 millions en 1935).
(1) Compte-rendu des travaux de la Chambre de Commerce de Lyon pour 1937. Chambre Syndicale de la Teinture et Apprêts.