LA DÉPOPULATION DES RÉGIONS RURALES
La dépopulation des régions rurales du Département est mise en évidence par trois constatations :
1° La comparaison de la population des divers cantons du département en 1856 et en 1931 (fableau À).
Les seuils cantons dont la population a augmenté sont ceux participant d’une manière immédiate à la vie de l’agglomération lyonnaise (Lyon-Villeurbanne, Saint-Genis-Laval, Neuville-sur-Saône, Vaugneray, Limonest) ou ceux qui ont des ressources industrielles propres (Givors, Villefranche, Thizy). Tous les autres cantons dont l’économie est à prédominance agricole ont vu leur population diminuer dans des proportions allant de 3 et 4 % (L’Arbresle et Condrieu) à 44 et 48 % (Lamure et Monsols). Les régions les plus touchées par l’exode sont les plus montagneuses et celles dont le sol est le plus difficile à cultiver (la plus grande partie de l’arrondissement de Villefranche).
2° Le classement des communes d’après le chiffre de leur population (tableau B).
LR OANE