MORTALITÉ INFANTILE
La mortalité au cours de la première année d’âge, qui atteignait, dans le Département du Rhône, il y a cent ans, le taux de 2.000 décès pour 10.000 naissances (moyenne des deux sexes) a notablement diminué puisqu'elle n’atteint plus en 1930/1932. dans le Département, que 891 et 737 pour 10.000 selon les sexes. Les taux sont cependant sensiblement plus
élevés que ceux de la France entière. Il faut noter, d'autre part, que le rapport du nombre des décès de O0 à 1 an déclarés dans un département, à celui des naissances vivantes enregistrées dans le même département, ne permet pas une bonne appréciation de la mortalité infantile, par suite principalement des déplacements d’enfants d’un département à autre (mise en nourrice). Pour tenir compte de ces derniers, on rapporte au nombre de naissances déclarées dans un département le total des décès d’enfants de moins d’un an originaires de ce département et décédés dans un point quelconque du territoire. Le taux rectifié ainsi obtenu pour le département du Rhône en 1930/1932 était de 950 pour 10.000 (moyenne des deux sexes), un des plus élevés de la France.