A Ghentrier
Il m'a renouvelé pour la deuxième ou troi- w sième fois sa prière d'écrire enfin « le granc* Carême du Père Marchenoir » n'ayant jamais f compris cette vieille blague du Chat noir. Apr&j lui avoir parlé de mon livre nouveau :
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... J'espère que cette lecture vous délivrera d< l'obsession d'un « grand Carême de Marchenoir : -li.nl la promesse ne fut qu'une boutade drolatique
ue je n'écrirai jamais, ayant beaucoup mieux
faire. Nous sommes, je l'ai dit, au seuil de l'Apoalypse et le temps n'est plus aux jeux de la pensée.
Massillon peut dormir. Je ne troublerai pas son ommeil. Ce fameux sermonnaire ne fut, comme ous les autres, qu'un débitant de morale chrétienne, lette morale, c'est la Parole de Dieu ajustée, c'est-àire autre chose, infiniment autre chose que la 'arole de Dieu in se, antérieure à toute création, à oute révélation. C'est celle-là seulement que je peux onsidérer en tremblant. Vous devez le comprendre yant lu le Salul par les Juifs. Que je lise telle ou elle page de l'Écriture, c'est toujours l'histoire de x Sainte-Trinité que je lis, — sans la comprendre, — îais avec une émotion infinie qui m'avertit que je e dois pas y chercher autre chose. Non loquebatur isi in parabolis, est-il écrit de Jésus. Après cela, omment voulez-vous que je sois impressionné par n prédicateur qui m'affirme que le Maître a voulu ire précisément ceci ou cela. Ma voie est autre que elle de ces marchands de soupe théologique.
Je m'arrête étant fatigué et tourmenté par le *oid. Je prie Notre-Dame de Compassion de veiller ur vous, en songeant que chacune des Larmes ersées par Elle à la Salette et si parfaitement méprises, a coûté la vie à des centaines de milliers
hommes, depuis deux ans.
7. Dimanche. — Pas de lettres, pas de visites. ournée froide et triste. Je pensais voir venir ermier. Nous attendions presque Edouard Sou-
berbielle, qui doit être revenu de Tarbes, ses ilJI vacances étant finies et que sa mère devait ^ charger d'un colis pour nous. Nous pouvions ^ espérer aussi d'autres visites, celle de la Lau- ^ rencie, de Barthélémy, de Bonhomme, etc. Nous sommes complètement abandonnés. 1
Tout mon effort est une réponse à la lettre abs aimable de Madeleine Bienvenu. Je lui dis On combien elle a raison de craindre la nouvelle k année et je parle du martyre, de la nécessité mê de s'y préparer, si on est chrétien. Nul moyen vie d'y échapper. A défaut du martyre volontaire, Uy il faudrait, de toute nécessité, subir le martyre h involontaire. Pensée effrayante. Martyre de quoi? « Je ne vous connais pas », dira Jésus.