LF. COMTE DE RIUSIBERG, LA MÈRE TAUPIER
la mère taupier, paraissant. — Excepte moi, cependant !
i.e comte. — Mariette Taupierl...
la mère taipier. — Elle- même !.. . qui vient te demander ce que tu as fait de sa fille...
le comte. — Votre tille, je ne sais ce que vous voulez dire...
la mère taipier. — Ob! si, tu le sais bien.
Pourquoi Michel cst-ll en danger de mort? Parce qu’il t’a reconnu... Il vient de me le dire. Dieu lui a donné cet instant de force qui devait me rendre le courage et l’espoir... F.t je suis revenue... et me voici... Je ne te quitte plus, misérable... Tu peux les tenir! Tu ne nie tiens pas, moi! Je n’ai pas de secret qui te fasse mon maître, et je n’ai qu’une passion... ma fille... Il me la faut, je la veux!
i.e comte, faisant quelques pas vers le fond. —
. Qui donc me débarrassera de celte folle?
la mère taipier. !« suivant. — Ob! tu peux t’en aller; je m'attache â tes pas. je te suis partout, va! Tu les as tous trompes. .. Mais on ne trompe pas une mère... Je ne te quitte pas!... le comte. — C’est ce que nous allons voir.
i.a mère tai pier. — Encore une fois, je veux ma fille t Rcmls-la-moi!
le comte. — Non!
la mère tai pier, s’emparant d'un compas sur la table. — Eh bien! je vais le tuer, je l'aurai vengée au moins. Ma fille! nia fille!... (Elle se jette sur llhimbcrg. qui la saisit par les bras et U désarme.) Désarmée!... Ah! pauvre folle qui se croyait assez forte... Je vous ai menacé, j'ai eu tort, je rnc repens... pardonnez-moi... ma tille, rendez-moi ma fille... Uh! vous ne résisterez pas â mes pleurs... vous aurez pitié de moi... Tenez, 'Se jetant ;i genoux.) je vous prie à genoux... je me traîne à vos pieds... Ahi sur ce que vous avez de plus cher... par votre âme, par votre salut... par le souvenir de voire mère, rendez-moi ma tille, ohl rendez-moi ma fille!
le comte. — Eli bien! oui... je vous la rendrai... je vous le jure...
la mère tauimeb, se relevant. — Oh! je vous bénirai!
i.ecomte. — Venez!... venez!..
la MERE tai pier. — Ma fille! tu vas m’élro rendue !