LOUISE, LE COMTE DE RU1MBERG
le comte. — C’est une folle menace, n'est-ce pas, madame? Que vous importe, après tout, que j’aie enlevé ou non cette jeune fille ?... Vous ne me dénoncerez pas I... Vous ne sacrifierez pas votre honneur au sien... Vous craindrez...
Louise. — Mais c'est vous qui avez peur!...
le comte. — Peur!...
Louise. — On le croirait!... Oh! vous avez besoin de votre liberté pour quelque chose de ténébreux que j’ignore.
i.e comte. — Votre intérêt seul...
i.ouise. — Allons donc!... Est-cc que je puis y croire?... L’homme qui n’a pas reculé devant les larmes d’une mère montrerait de la pitié pour... Eh bien! soit, vous avez pitié de moi... mais cette compassion me fait honte... Je repousse votre pitié comme je brave votre colère... Oh! je vous dis que je ne tremble plus! C’est vous qui avez peur... vous «pii possédez mon secret, et qui cachez encore le votre... Oh! mais ce secret que je pressens... que je devine... c’est une arme dont je me servirai.
i.e comte. — Et qui éclatera dans vos mains.
Louise. — Peu m’importe! si en me tuant elle vous lue!... Voyant entrer le prévôt.,: Mon mari !