SCÈNE IV
Lus Mêmes, cachés, BLONDEL, LOUISE, voilée.
Blondel, après avoir regardé» — 1} n’y a plus personne, madame, vous pouvez sortir.
i.ouise, venant en srène. — Or and Dieu ! déjà le jour !... Oh ! nous nous sommes oubliés trop longtemps... Je suis perdue.
le comte, cntr'ouvrantVa porte, h paît. — Cet homme est François Blondel.
blondkl. — Votre mari ne devait pas rentrer...
le comte, même jeu. — Et cette daine... voilée? Blondel. — Ne vous effrayez pas mal à propos, Louise.
le comte, même jeu — Elle sc nomme Louise.
Louise. — N’importe, c'est la dernière foique je viendrai dans rette maison, où j’ai été si Heureuse pourtant; mais je me compromets trop, et si ce n'était pour notre enfant, je ne serais point venue cette nuit.
blondkl. — Vous ne m’aimez donc plus, Louise? * *
Louise. — Vous me dites cela, cl je suis ici !... BLONDEL. — Oui, j'ai toit.
louisk. — L’heure m’inquiète... adieu... je vais trouver là, au coin du faulKuirg, la voiture sans armoiries qui doit iiu^ ramener à ma demeure, où peut-être le malheur m’attend.
(Elle lais-c tomber un papier.) blondel. — Eloignez ces idées noires, Louise, et duiin» z-moi le bras ; je vais vous conduire in u-même en attendant mes ouvriers, cl rassurez-vous, pauvre femme, aucun danger ne vous menace, votre mari est au Louvre, à sou travail de nui:.
le comte, même jeu. — C’est la femme de quelque grand seigneur.
Louise. — Je veux vous croire, ami, et je me tic à la garde de Dieu, que j'oITcnse chaque jour en vous aimant, et qui me le pardonnera là-haut, je l’espère.
(Ils sYloigneril en passant sous la porte et disparaissent par U droite. Ia* comte de Ithiuibcrg et Guillaume reviennent en scène.)