‹ La porte SaintDenis 1672 drame en cinq actesChapitre 9 sur 47 · LE COMTE DE RHIMBERG, LE PRÉVÔT · texte numérisé non relu

LE COMTE DE RHIMBERG, LE PRÉVÔT

(I.e prévôt s’env. loppe mystérieusement dans son tnantc;iu et rabat son «hapenu sur m ligure. Les deux honni es s’examinent en silence et semblent attendre que l'autre parle le premier.)

le comte, en passant près du prévôt. — Le jour est beau! OprNin temps, 5 pan.) Ce n’est pas un des miens.

lu pnÉvôT, à part. — Sernil-ee celui-ci?

LE COMTE, il part. — II ne me parle pas.

i.e prévôt, a part. — Qiiesliounons-le. (Haut.) Mon*ieur. je vous prie de m’excuser si je vous adresse la parole, niais j’ai un service à votis.de* mander.

le comte. — De quoi s’agit-il, monsieur?

LA PORTE SAINT-DENIS

LK PRÉVÔT. — V a-t-il longtemps que vous èles à celle place ?

le comte, ii pari. — Un espion!... (Haut.) Quo vous importe ?

le prévôt. — U m'importe fort, monsieur.

le comte. — Alors, je n'ai pas de comptes à vous rendre.

le prévôt. — Si je voulais, je saurais bien vous faire parler, monsieur le rôdeur de nuil ; mais il faudrait me faire connaître, et je ne le veux pas; vous l'échapperez donc pour celte fois. Je vous prie de répondre à ma question : Avez-vous vu, depuis quevousètes ici, un homme et une femme sortir d’une de ces maisons?

le comte , à part. — C'est le mari! (Haut.) Monsieur, la question est fort délicate, et je ne crois pas devoir...

le prévôt. — Fort bien ! L’amant... c’est donc vous ?

le comte. — Olil pour cela non, monsieur.* le prévôt. — Que faites-vous alors dans la rue à cette heure ?

le comte. — Je réponds à vos questions.

LE prévôt. — Vous appelez cela répondre?

le comte. — Chacun fait ce qu'il peut. (A part.) C’est un grand seigneur ou un nomme ayant autorité, ne brusquons rien : le secret de sa femme pourra m’être utile... quand je le saurai.

i.k prévôt. — J’attends, monsieur.

le comte. — Monsieur, je dois vous dire qu’il y a bien peu d’instants que je me trouve ici, cl que, depuis que j’y suis, je n*a» vu passer âme qui vive, si ce n’est un manant qui habite une de ccs maisons, et avec lequel j'avais affaire.

le prévôt. — Pourquoi ne pas me dire cela tout de suite?

le comte. — Pardon, monsieur, mais j avais cru voir dans votre demande uu ordre et une menace, deux choses auxquelles je ne me rends jamais.

le prévôt. — Merci, monsieur.

(Le Prévôt sort par le fond. — I.ctrapu et Lapoulotte entrent par la droite.)

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