‹ La Porte secrète, drame en trois actesChapitre 42 sur 54 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LE VICE-ROI , D’AVILA , SABOL'RINO.

(Il est conduit par des gardes qui se retirent aussitôt.)

LE vice-roi , a Sabourino.

Si tu dis la vérité, tu seras dignement récompensé; si tu mens, tu auras un châtiment terrible.

SABOORINO.

Je ne mens jamais... cela me serait impossible, d'abord... Je suis né dans la pleine lune... et chacun sait...

LE VICE-ROI

Est-ce toi qui as apporté la lettre que 11! mari quis de FonUdeone m'a écrite ?

SABOUR1NO.

C’est moi.

LF. VICK-ROI.

Où te l’a-t-il remise ?

SABOURIXO.

A Soreote. J’ai déjà expliqué cela à Monsieur... Nous faisions voile pour Marseille et nous allions bon train , mais le vent n changé tout-à-coup de direction et il a souillé avec tant de violence qu’il nous a jetés sur la côte, tout près de Sorente ; c’est là que Monseigneur a su que le capitaine Salvatori allait être décapité. Alors, sans écouter les prières de M“*la Marquise et les miennes , Monseigneur m’a ordonné de faire parvenir sa missive à Votre Excellence.

LE VICK- roi!

Lorsque tu as eu pris ma réponse à cette missive, sur la statue de saint Janvier, on t’a suivi, et, comme on t’a vu entrer dans l’auberge du Lion j on a cru que Fontaleone était caché dans celte auberge.

SABOIMIIO.

On s’est bientôt aperçu qu'on s’était trompé.

LF. VICE-ROI.

Quand ou t a arrête , ma lettre n’élait plus sur toi.

SABOCR1XO.

Non, je l’avais donnée à un homme...

LE VICE-ROI

Quel homme?

SABOCRINO.

Un homme qui l’a portée à Monseigneur...

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