Ô Ê Q Ô NN AN PAS NAN PA IN PA AN CHAPITRE , PREMIER
Hotice abrégée sur les Fndulgences (1)
À définition Lo. iV'Indulgence dénérde.
ment reçue maintenant est celle-ci : l’Indulgence est la rémission lotale ou partielle des peines temporelles dues aux péchés déjà pardonnés quant à l'Offense et à la peine éternelle, rémission qué l'Eglise accorde en dehors du tribunal de la péñitence par l'application des mérites surabpndants de Jésus-Christ et des saints.
Bien que Dieu remette toujours avec l’offense la peine éterneHe méritée par le péché, il ne remet pas toujours.la peine temporelle. En d’autres termes, après le pardon du péché, il ‘ nous reste souvent une peine temporelle à expier, soit dans cette vie, soit en purgatoire. {ndulgence plénière et partielle. — D'après la nature des choses et la pratique de l'Eglise, les [Indulgences se divisent en deux espèces,
(1) Tout ceci est extrait de l'ouvrage : Les Indulgences, par le R. P. Berivger, S. J.
DAT ao
savoir: l’Indulgence plénière ou générale et l'Indulgence partielle ou limitée.
L'Indulgence plénière est ainsi nommée parce qu'elle remet toute la peine temporelle que méritaient les péchés dont on a reçu l’absolution. Supposé donc une personne assez heureuse pour la gagnèr ,éh entier et en recevoir une application pärfaîte, elle sera comme l'adulte qui sort des fontsbgptismaux ; et,mourant dans cet état fortitnté elle montera droit au ciel, sans passer pañ Je feu du purgatoire.
L'Indulgence partieile est celle qui remet une portion de la peint: due au péché ; en la gagnant, on nest donc‘pes, par là-mêmé, nécessairement délivré de‘toutes les peines temporelles qu'on mérite. ..!
Cependant celui dont'Tä peine temporelle ne dépasserait pas dans sa mgsure la valeur de l’Indulgence partielle, sétätf par là-même délivré de toute sa peine, comme s’il avait gagné une Indulgence plénièré, .+
Indulgences partielles de quarante jours,d'un an, de 7 ans et 7 quarantaines....— L'Eglise accorde des Indulgences partielles de quarante . jours, de cent jours, d’un an, de sept ans, ctc. Cependant, par cette concession d’un nombre déterminé de jours, de semaines ou d'années d'Indulgence, le Siège apostolique n’a pas l’intention d’abréger d'autant de jours, de semaines, d'années, les peines du purgatoire, l’In-
dulgence partielle se rapportant à la pénitence que prescrivaient les anciens règlements ou Canons de l'Eglise. Tel est le sentiment commun; et, d'après cela, l’Indulgence de cent
jours ou d’un an, par exemple, est la rémis-
sion de la peine que l'on aurait anciennement rachetée devant Dieu, par une pénitence canonique de cent jours’ cu‘d’un an.
Quant à vouloir ‘eünnaître la mesure des :
souffrances du purgätôire, rachetée par telle ou telle pénitence,: eest se donner une peine inutile ; ce secret est réservé à Dieu seul, et nous devons nous ei, ‘remettre à son infinie miséricorde. Tout te qu'on peut dire en général, c'est que l’Indulgence qui remet la pénitence canonique de’tant de jours ou de tant d'années dans cette vie, remet, dans l’autre, la peine correspondante à cette pénitence, peine qui nous est toutéfois inconnue. Au nombre d'années d'irdulgence, les Souverains Pontifes ajoutent scuvent un pareil nombre de quarantaines. Ce mot de quarantaine signifie ici une pénitence de quarante jours selon les lois rigoureuses de l’ancienne Eglise. Par suite,
une Indulgence de sept ans et sept quarantai-
nes, par exemple, signifie la remise de la peine du purgatoire correspondant à celle qu’on aurait rachetée par le jeûne et les pénitences de sept années et de sept quarantaines dans la primitive Eglise.
LOIRE pans à
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Pénitences canoniques. — Voici comment se pratiquaient ces pénitences canoniques. On commençait par exclure les pénitents de la réunion des fidèles. Quand il s'agissait d’une quarantaine de pénitence, cette exclusion se faisait toujours le mercredi des cendres pour se terminer le Jeudi- Saint. “par la réintégration solennelle et la participiatiôn à la sainte communion. Le pénitent, condamné à une quarantaine, recevait une fois par jour de l’eau, du pain et du sel, et en câsid'extrême faiblesse seulement, il lui était permis de manger des légumes trois fois par semaine. Celui qui devait subir une pénitence-plus longue, la commençait ordinairement à la même époque.
Mais dans la seconde quarantaine, il ne jeû-
nait plus au pain, à l'eat‘èt au sel que le lundi, le mercredi et le samedi; les autres jours de la semaine, il-potüvait manger des légumes et boire une seule fois, le jour, de l'eau de froment et d'orge les dimanches, ces abstinences cessaient ; le vin et la viande seulement lui restaient défendus. À ces jeûnes rigoureux s'ajoutaient encore beaucoup d’autres privations et humiliations.
Dispositions nécessaires pour gagner les Indulgences.— Pour gagner les Indulgences, trois choses sont généralement requises: l'intention, l'état de grâce sanctifiante, et l’accomplissement fidèle des œuvresou conditions prescrites.
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Nous dirons seulement ici un mot de /'éfaf :
de grâce. L'état de grâce, ou conservé, ou recouvré par la pénitence, est indispensable pour gagner une Indulgence. Une seule faute mortelle, dont la conscience n’est point dégagée, met obstacle au gain de la plus petite Indulgence. Que dis-je ? Un seul péché véniel pour lequel on conserve encore une secrète affection, rend incapable de gagner une Indulzence plénière dans toute son étendue ; car la tache ou la coulpe de cette faute n'étant point effacée, la peine qui lui est due ne sera point remise.
Il y a toutefois encore, grâce à Dieu, un grand nombre de chrétiens dont le cœur est suffisamment dégagé de toute affection au péché véniel, pour qu’on puisse admettre qu'ils gagnent les Indulgences selon toute leur étendue. Cette assertion ne paraîtra pas étonnante si l’on fait réflexion que le plus souvent, pour gagner une Indulgence plénière, la communion est prescrite ; or, la communion, selon l'enseignement de plusieurs grands théologiens, enlève ex opere operato (directement) ou du moins indirectemeut par l'acte de charité que ce sacrement provoque, la coulpe des péchés véniels auxquels l’âme n’a point d'attache actuelle, et ainsi l’'Indulgence peut facilement en enlever la peine (1).
(1) Hucusque : Beringer.
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