‹ La poupée de Nuremberg, opéra-comique en un acteChapitre 17 sur 37 · TRIO · texte numérisé non relu

TRIO

miller , s élançant de la cheminée. Il a remis son masque.

Arrêtez , malheureux !

donathan, dans le plus grand effroi.

Qu'ai-je vu?

cornélius, détournanl la tête.

C'est le Diable!

DONATHAN.

Quelle tête effroyable !

CORNÉLIUS

Ah ! je n'ose lever les yeux !

miller, à part , riant.

Puisqu'ils me prennent pour le Diable, Ma foi , je puis me mocpier d'eux !

CORNÉLIUS et DONATHAN. C'est le Diable, oui, c'est le Diable.

Ah ! je n'ose lever les yeux !

miller, avec emphase.

Maître Cornélius, ton appel, tout à l'heure,

De moi fut entendu !

El Satan, s'élançant de sa noire demeure, A tes vœux s'est rendu !

cornélius, tremblant.

Moi? je ne vous ai pas appelé, sur mon âme...

MILLER

Si fait ! car tu prétends animer une femme !

donathan, tremblant , bas à Cornélius.

Il sait tout !

cornélius, de même ci Donathan.

Il sait tout !

miller, riant d'une manière satanlque.

S'iigit-i! de former , D'animer

Une beauté femelle ?

Il faut toujours un peu

A ce jeu , Que le Diable se mêle.

Il faut toujours un peu, Que le Diable s'en mêle 1

Cornélius et boNk-mm , frissonnant.

S'agït-il de former,

D'animer Une beauté femelle ?

Il faut toujours un peu,

A ce jeu, Que le Diable se mêle ; Il faut toujours un peu Que le Diable s'en mêle !

miller , prenant la main de Cornélius et celle de Donathan qui donnent tous deux les plus grands signes de frayeur. Et, maintenant, placez votre main dans la mienne; Puis, sans le moindre effroi, Pour qu'à l'instant la poupée ici vienne, Répétez avec moi !

{D'une voix impérative.) Par ma puissance , je t'adjure...

cornélius et donathan , d'une voix tremblante et répétant les gestes de Miller.

Par ma puissance , je t'adjure !

MILLER

Marche et viens à nous, créature !

cornélius et miller , de même.

Marche et viens à nous , créature !

MILLER

Sois soumise à mes lois...

cornélius et miller, de même.

Sois soumise à mes lois .

MILLER

Obéis à ma voix !

CORNÉLIUS et MILLER.

Obéis à ma voix !

Page 1