SCÈNE III
DONATHAN , 'CORNÉLIUS.
donathan, entrant.
Mon Dieu , papa , pourquoi donc vous enfermez- vous toujours comme ça?.. On croirait que vous faites de la fausse monnaie !
CORNÉLIUS
Chut! malheureux... Si l'on t'entendait... Avec ça que mes confrères... ou plutôt... mes rivaux, jaloux de mes triomphes, m'accusent déjà de me livrer à des pratiques secrètes...
DONATHAN.
Dam! papa... C'est que vous fabriquez de si jolis jouets!... des oiseaux qui chantent... des chiens qui aboient... moi-même, enfin...
Cornélius étonné.
Comment toi-même?
DONATHAN.
Non... je dis... moi-même enfin. ..je me demande quelquefois... « Est-ce que papa serait sorcier, sans en avoir l'air? Est-ce qu'il aurait fait quelque pacte avec le diable? »
Cornélius, lui mettant la main sur la bouche.
Mais veux-tu bien te taire, petit malheureux!.. Il y aurait de quoi me faire pendre... et tu ne voudrais pas voir pendre l'auteur de tes jours, mon chéri ?
DONATHAN.
Oh! non, papa.
Voyons... es-tu prêt?
donathan , tristement.
Oui, mon papa... Puisque nous sommes en carnaval et que vous assurez qu'il faut que je m'amuse... quand vous voudrez, nous irons nous divertir chez nos voisins.