‹ La poupee de Nuremberg operacomique en un acteChapitre 15 sur 33 · TRIO · texte numérisé non relu

TRIO

millër , s’élançant de la cheminée. Il a remis son masque.

Arrêtez , malheureux !

donatiian , dans le plus grand effroi.

Qu’ai-je vu?

Cornélius, détournant la tête.

C’est le Diable!

DONATHAN.

Quelle tête effroyable!

CORNÉLIUS

Ah ! je n’ose lever les yeux !

miller , à part , riant.

Puisqu'ils me prennent pour le Diable,

Ma foi , je puis me moquer d’eux !

CORNÉLIUS et DONATHAN.

C’esl le Diable, oui, c’est le Diable.

Ah ! je n’ose lever les yeux !

miller, avec emphase.

Maître Cornélius, tou appel, tout à l’heure,

De moi lut entendu !

Et Satan, s’élançant de sa noire demeure,

A tes vœux s’est rendu !

Cornélius, tremblant.

Moi? je ne vous ai pas appelé, sur mon âme...

MILLER

Si fait ! car tu prétends animer une femme !

donatiian, tremblant , bas à Cornélius.

Il sait tout 1

Cornélius, de même à Donathan.

Il sait tout !

miller, riant d’une manière satanique.

S’agit-i! de former,

D’aniiuer

Une beauté femelle ?

U faut toujours un peu A ce jeu ,

S ue le Diable se mêle.

faut toujours un peu ,

Que le Diable s’en mêle l

coKNÉuus et donathan , frissonnant.

S’ agit-il de former,

D’animer

Uné beauté femelle ?

Il faut toujours un peu,

A çe jeu ,

Que le Diable se mêlé ;

Il faut toujours un peu Que le Diable s’eii mêle !

Miller prenant la main de Cornélius et celle de Donathan qui donnent tous deux les plus grands signes de frayeur.

Et, maintenant, placez votre main dans la mienne J Puis , saus le moindre effroi ,

Pour qu’à l’instant la poupée ici vienne,

Répétez avec moi !

( D'une voix impérative.)

Par ma puissance , je t’adjure...

CORNÉLIUS ET donathan , d’une voix tremblante et répétant les gestes de Miller.

Par ma puissance , je t’adjure 1 MILLER.

Marche et viens à nous, créature !

Cornélius et miller , de même.

\ Marche et viens à nous , créature !

MILLER

Sois soumise à mes lois...

Cornélius et miller, de même.

Sois soumise à nies lois.

MILLER

Obéis à ma voix !

CORNÉLIUS et MILLER.

Obéis à ma voix !

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