‹ La poupee de Nuremberg operacomique en un acteChapitre 17 sur 33 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

La lumière Tutélaire

Parait et m’éclaire!

Jour prospère ,

Qui m’éclaire ,

Que j’aime (a splendeur!

Oui, mon coeur De bonheur

Déjà s’agite Et palpite,

Et je sens,

Dans mes sens,

Les désirs brûlants Naissants.

La lumière Tutélaire , etc.

Tout me charme ici, me plaît, m’enivre I Quelle heureuse loi Vient agir sur moi !

Ah ! quel doux ^transport ! je me sens vivre!

Tout vient m’animer.

Tout me dit d’aimer.

Oui , cette douce influence Qui fait naître les désirs ,

Me promet aussi d’avance Jours d’amours et de plaisirs!

Tout me charme ici, me plaît, m’enivre, etc.

donathan , sautant de plaisir.

Ah! mon papa, comme elle chante bien votre poupée!... que vous avez bien fait de la faire à musique! Vous m’avez promis une femme de votre main... je l’aime je l’adore... ( Baisant la main de Berta avec transport.) Unissez-nous bien vite... ou je vais faire un malheur!

berta , bas à Miller.

Que dit-il ?

MILLER, bas.

Silence 1

CORNÉLIUS

Oui , mon enfant... c’est pour toi que je l’ai créée... et, dès ce soir... elle est ta femme... je te la donne! Eh bien... suis-je toqué?...

donathan , sautant de joie.

Oh ! allons-nous être heureux !

{Il baise encore la main de Berta.) berta , bas à Miller.

Mais... je ne veux pas !... 11 est insupportable!

MILLER, bas.

Taisez-vous !

donathan, à Miller.

Que vous dit-elle?

miller , embarrassé.

Elle me dit... {A part.) Èloignons-les... {Haut.) Elle me dit qu’elle a faim...

Page 1