OBSERVATION XXII
Adénite cervicale. Poussée et fistulisation. Guérison.
Mlle B.., 16 ans. — Après un léger traumatisme survenu à la fin de juillet 1922 (écorchure de la joue), la malade constate la présence d’une adénopathie sus-hyoïdienne, froide, de la grosseur d’un œuf de pigeon.
Cette malade a un aspect lymphatique bacillaire.
On lui fait, à partir du 9 août, une série de 19 piqûres intraveineuses de Pélospanines.
Les cinq premières piqûres amènent une grosse réaction locale : de la périadénite vient augmenter la masse, la peau rougit. On sent mal le ramollissement.
Le 15 août, la poche se fistulise : le pus est typique, mais peu abondant, il s’agit d’une poche très superficielle qui se ferme très rapidement. Cela se reproduit encore, se fistulise en deux points. A la fin d'août, l’état est stationnaire, les deux fistules donnent peu (elles se sont fermées complètement 2 ou 3 jours après).
La malade revient le 4 octobre guérie avec le minimiüm de cicatrices.