OBSERVATION XXV
Adénite cervicale et abcès froids thoraciques. — Traitement mixte
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(injections intraveineuses et musculaires). — Les abcès froids thoraciques sont améliorés.
Mlle Gabrielle G..., 22 ans. — Le début assez rapide, en octobre 1922, est marqué par des douleurs dans le dos que la malade attribue au fait de travailler courbée. Puis, en se nettoyant, elle constate que «le côté droit était plus enflé que le gauche ». Ensuite, elle s'aperçoit qu'une grosseur existe au niveau du cou.
Malade assez obèse, avec quelques troubles oraviens (ménorragies plutôt) et léger hyperthyroïdisme.
Le 30 octobre, la malade présente, au niveau de l’omoplate droite, une masse sous-épineuse de la grosseur d’une pomme, une masse sus-épineuse et interscapulo-humérale de la grosseur d’une mandarine. Ces deux masses semblent adhérentes à l'os : une grosse infiltration périphérique semble accroître leur volume. La ponction répétée ne ramène pas de pus.
Au niveau du cou, du côté droit, existe, entre le trapèze et le sterno, une masse de la grosseur d'une pomme, non douloureuse, avec réaction périphérique accentuée faisant adhérer la masse, plus au trapèze qu'au sterno, Sous cette réaction périphérique, on constate une masse très dure, presque fibromateuse.
En aucun point du corps, on ne constate d'autre adénopathie.
Les veines étant non seulement profondes, mais minimes, il est décidé de faire une série de cinq injections intraveineuoses puis de traiter ensuite par les injections intramusculaires.
Du 30 octobre au 30 novembre, la malade va ainsi recevoir 25 piqures.
Dès la 10° piqûre, la masse sous-épineuse a disparu, la périadénite disparaît aussi, tant au cou que Le les masses sus-épineuse et EE scapulo humérale.
e 6 décembre, la malade revient: on constate, au niveau de A cervicale un point ramolli profond d’où la ponction ramène quelques gouttes de pus. Quelques piqûres intraveineuses, reprises à ce moment, n'amènent aucune modification.
Au 9 janvier 1993, la malade dont l’état général est plus que satisfaisant, présente une masse cervicale encore plus volumineuse (une très grosse pomme), la masse thoracique qui subit une régression fort nette, reste très adhérente aux plans profonds sans que l'on puisse constater aucun point de ramollissement.
On reprend le traitement : un essai de ponction, fait le 11 janvier, donne lieu à une hémorragie assez abondante, cependant, le sang qui s'écoule par le trocart est très modifié ; il semble mélangé à du pus.
À la fin de janvier, la masse cervicale est encore nettement accrue ; la malade, ayant quitté Paris, n’a pas été revue depuis.