‹ La poussée évolutive dans les Adénopathies Tuberculeuses: Influence des injections de sulfates de terres cériquesChapitre 43 sur 60 · OBSERVATION XXVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVII

Adénite axillaire bilatérale. — Les injections modifient peu les ganglions, mais à deux reprises provoquent une poussée pulmonaire

congestive légère.

Mile Eliane R..., 20 ans. — Celte malade vient consulter en décembre 1922 pour un panaris de l'index droit. On constate alors dans l’aisselle droite un ganglion dur, de la grosseur d’une noix avec périadénite assez marquée.

Du côté gauche, sur la même paroi interne de l’aisselle, existe” un ganglion identique.

La malade a présenté en 1921 une gonococcie grave avec polyarthrite, laissant quelques séquelles au niveau des articulations sternoclaviculaire droite et cou de pied droit.

On apprend également que le père de la malade est mort de tuberculose, et qu’elle a vécu avec lui douze ans, dans la même chambre.

L'état général est bon.

Le panaris guérit, l’adénopathie reste identique. On essaie un traitement : par prudence on débute par des injections intramusculaires de Pélospanines C. N’obtenant rien (car, si la périadénite est un peu moins marquée, le ganglion a un peu grossi et l’ensemble reste à peu près du même volume), on essaie, le 9 janvier 1923, des injections de Pélospanines intraveineuses à la dose de deux centimètres:

Après deux injections, la malade présente au sommet gauche une petite poussée, réveil d'un foyer pulmonaire ancien se traduisant par des ràles congestifs.

En même temps il y a élévation thermique, frisson et sueurs,

On ne reprend les piqûres intraveineuses que le 17 janvier, La malade reçoit 18 injections sans aucun incident.

Le 12 février, on constate que l’adénite est dans le même état. Au sommet gauche, l'inspiration est un peu soufflante. Il n'y a plus aucun bruit surajouté.La radioscopie faite un peu après (mars), ne montre aucune modification du parenchyme pulmonaire.

En mars 1923, la malade revient pour une nouvelle série. Par prudence on débute encore par des injections intramusculaires, puis on emploie les injections intraveineuses. Aucune réaction ne se produit à ce moment. Vers la fin du traitement, il semble que la périadénite commence à disparaître, mais le ganglion lui-même est un peu modifié.

Une troisième série faite en avril, en débutant encore par des injections intraveineuses, amène les mêmes phénomènes congestifs pulmonaires, cette fois sans phénomènes généraux ; on cesse le traitement quatre jours ; on reprend les injections intraveineuses ; la série peut être continuée sans incident.

Depuis, la malade n’a pas été revue.

Il faut noter qu'au cours de ces divers traitements, la malade ne s’est plaint d'aucune douleur articulaire,

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