‹ La poussée évolutive dans les Adénopathies Tuberculeuses: Influence des injections de sulfates de terres cériquesChapitre 50 sur 60 · OBSERVATION XXXV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXV

Adénopathies cervicales longuement traitées, sans poussée locale. —— Phénomènes articulaires tardifs.

Mme Léonie D... 30 ans. — Cette malade vient consulter le 26 février pour une adénopathie cervicale apparue depuis un an et grossissant depuis un mois environ.

Elle présente une grosse adénopathie en avant du sterno-cléidomastoïdien droit, un peu au-dessous de l'angle de la mâchoire, masse empâtée de la grosseur d'une pomme où l'on perçoit des ganglions assez indistincts, douloureux au moment des règles.

À gauche, en avant du sterno-cléido-mastoïdien, un peu plus près de l'angle de la mâchoire, que de l’autre côté (apparu depuis décembre), est un ganglion de la grosseur d'une noix, indolore, dur, semblant augmenter au moment des règles.

Une série, faite en février-mars 1923, n'amène de modifications qu'au niveau de ladénopathie du côté gauche ;on constate en mars au lieu de la masse unique, un ganglion, comparable à une grosse noix, bien isolé et de nombreux autres ganglions tout petits.

En mai l'état général est excellent : on fait une nouvelle série d'injections, l’adénopathie se réduit à des ganglions de la grosseur de noisettes, fs.

En juin, nouvelle poussée : la malade revient le 18 juin, parce que le ganglion supérieur à gauche a grossi ; il s'agit surtout de périadénite ; celui de droite a également grossi, mais on constate aue cet accroissement n’est aucunement lié à de la périadénite.

Une troisième série faite en juin-juillet, fait diminuer très sen-

A es

siblement le ganglion de gauche, tandis que la périadénite diminue à droïte peu sensiblement.

Après les vacances et au début de 1924, on fait encore deux nouvelles séries. C’est alors que se reproduisent les phénomènes sur lesquels nous insistons dans le corps du travail lui-même : 1° L'irrégularité des règles ; 2° les phénomènes articulaires.

Dès la quatrième série, la malade avait noté que, pendant la durée de son traitement, elle n'avait pas ses règles. Au cours de la cinquième série, le même phénomène se reproduira : retard considérable de la menstruation, sans que l’examen gynécologique révèle aucune lésion appréciable.

Le caractère change également : sans que’ l’on puisse parler de troubles mentaux, une tendance nette à l'anxiété se produit.

Avec la cinquième série apparaissent les phénomènes articulaires, d’ailleurs assez vagues ; la malade se plaint un peu de partout, elle est comme brisée.

La sixième série est faite en avril-mai 1924 : les piqûres sont espacées tous les deux jours. |

Les ganglions ne grossissent plus : la périadénite légère qui se reproduit entre chaque série, disparaît dès les premières piqûres. Cette série dure deux mois ; pendant les deux mois, la malade n’a pas ses règles.

À la dixième piqûre se produit une poussée articulaire très nette, au niveau des articulations médio-tarsiennes gauches, avec douleur vive, bien limitée, et impotence ; le tout ne cédant pas aux analgésiques usuels. On constate, en outre, dans l’aine quelques petits ganglions durs. La compression calme ün peu ces douleurs qui persistent jusqu’à la fin de la série et disparaissent avec le retour des règles, une dizaine de jours après la dernière piqûre.

Incidemment, une légère impotence, plus vite disparue, se produit aussi au niveau dé l'épaule droite.

Nous noterons enfin que la malade a subi, depuis le début de la cure, un amaigrissement considérable, de 4 kgr. 1/2 et surtout 1.100 gr. au cours de la dernière série.

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