OBSERVATION XXXVIII
Adénite cervicale. — Poussée violente. — Fistules. — Guérison à peu près complète.
Mile Germaine B.…., 16 ans, — La malade vient consulter pour une adénite survenue depuis trois semaines.
La sœur de la malade présente également une adénite de même type qui ne sera pas traitée (cette sœur a, d’ailleurs, une réaction de Wassermann positive). La jeune Germaine B. est encore mal réglée (ne l’a été que trois fois jusqu'ici). Elle présente des dents mal implantées, des signes divers de dystrophie assez prononcée. Cependant son Wassermann est totalement négatif), On constate le 24 avril 1924 une adénite rétro-auriculaire du côté droit, masse dure, douloureuse avec une périadénite assez notable
La première injection amène de l'insomnie, la douleur est accrue.
C'est le 28 avril surtout à la quatrième piqûre que se manifeste une réaction considérable,
Du pus se collecte dans le ganglion : une ponction doit enlever 15 em° de pus froid typique.
Depuis lors, on répète les ponclions, mais au 12 mai, la poche se distulise en deux points.
La série finit au 14 mai ; on continue cependant les Pélospanines B., jusqu'à ce que les fistules soient complètement fermées (23 mai).
En juin 1923, la malade ne présente aucune fistule, la périadénite a complètement disparu et la masse primitive n'est plus représentée que par deux masses ; l’une, de la grosseur d’une noix (masse supérieure), l’autre, de la grosseur d'une noisette. La peau est rouge, mais non adhérente au niveau de la masse supérieure. On fait une seconde série de 20 injections, en juillet la malade ne présente plus que des masses de la grosseur d’une noisette. :
Elle part alors pour la campagne et n'est pas revenue depuis.