LA DÉFENSE DE L'ORGANISME
c. Les injections vaginales, au cours des suites de couches, doivent être V objet d'une surveillance toute spéciale. Si l'on n'est pas absolument certain de pouvoir les pratiquer sous le couvert d'une rigoureuse asepsie, mieux vaut s'en abstenir : c'est ce que l'on fait, avec raison, dans les maternités.
d. Toute femme ayant présenté, au cours du travail, de Vinfection amniotique, sera considérée comme infectée, alors même que la température est normale, durant les deux ou trois premiers jours des couches. Cette accouchée sera de suite isolée. On fera, sitôt après la délivrance, un attouchement iodé de l'utérus ; puis, on placera, en permanence, un sac de glace sur la région hypogastrique.
e. Toute femme infectée doit être rigoureusement isolée, même si Vinfection paraît légère. C'est en passant successivement sur plusieurs organismes, qu'un germe parvient à exalter sa virulence, et devient, très rapidement, éminemment dangereux.
Enfin est-il besoin d'ajouter que, si V usage des gants de caoutchouc nous paraît très souhaitable dans tous les cas, il devient absolument indispensable, dès qu'il s'agit de soigner, ou simplement d'examiner une femme infectée.
2° Le traitement curatif va désormais, seul, nous intéresser. Il doit, d'une façon toute générale, répondre à deux indications : 1° soutenir les forces de l'organisme et stimuler ses moyens naturels de défense contre les agents pathogènes qui tentent de l'envahir ; 2° combattre, directement, ces agents pathogènes. partout où ils se trouvent.