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ÉTRANGLEMENT INTESTINAL

Appelé aussi : Miserere, colique du Miserere, llœus, Étranglement interne, Passion iliaque. Cette affection est caractérisée par des coliques terribles et par un déplacement d'une anse d'intestin , soit qu'une partie de l'intestin rentre dans une autre (invaginch tion), soit qu'une anse d'intestin s'enroule autour d'une autre (volvulus), de manière à produire un étranglement.

Traitement. — Belladma répond à la constipation, aux vomissements, à la tension douloureuse du ventre — Nux-v. répond aux mômes symptômes, mais n'est préféré que si le pouls est petit, faible

— Plumb et Opium répondent à un degré plus avancé de l'affection, lorsque la constipation in-

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vincible s'accompagne de vomissements de matière stercorale et de météorisme. Les applications chaudes et les bains tièdes sont de bons moyens accessoires. Nous avons vu un cas grave guéri presque instantanément par 10 centigrammes de tartre stibié, dans un demi-v#rre d'eau bu d'un seul coup. On pourrait aussi provoquer un instant d'anesthésie à l'aide du chloroforme.

14 e CLASSE.

Cette classe comprend toutes les lésions de tissus et se divise en lésions mécaniques et en lésions organiques.

Nous entendons par lésion mécanique toute altération d'un tissu ou d'un organe par une cause externe : contusion, ecchymoses, entorse, luxation, frac* ture, déchirure, écrasement, plaie, corps étrangers, brû" lures, opérations chirurgicales.

Traitement. — Dans toutes ces lésions, indépendamment des procédés chirurgicaux, s'il y a lieu, on doit aussitôt que possible employer lMr~ nica en teinture ; à l'intérieur : quelques gouttes par verres d'eau bus par cuillerées ; et & l'extérieur : une cuillerée par litre d'eau, dont on imbibe des compresses qui sont appliquées kco dolenti. L'Arnica ne doit pas être employé au delà de deux

ou trois jours. Après son effet, on a recours aux médicaments propres à remplir les indications qui peuvent se présenter.

Quelle que soit la gravité de la lésion, cette médication est le plus sûr moyen : 1° de s'opposer au développement du tétanos et d'autres accidents nerveux, 2° de prévenir l'inflammation, 3° d'empêcher la fièvre consécutive (fièvre traumatique) de s'établir, ou de la dissiper si elle existe.

Cet emploi de V Arnica simplifie toutes les lésions : il facilite la résorption du sang épanché dans les tissus (ecchymoses),i\ arrête les hémorrhagies même internes, il facilite l'application des ban- * dages et autres procédés externes, en atténuant ou réprimant l'inflammation qui rendrait trop douloureuse ou impossible l'extraction d'esquilles ou de corps étrangers; il facilite également la réunion des bords d'une plaie. V Arnica , en supprimant ou diminuant la fièvre, permet, d'autre part, d'alimenter le malade qui conserve ses forces, tandis que la blessure marche plus rapidement vers la cicatrisation , parfois sans suppuration apparente.

Pour les brûlures, il faut éviter toute application d'eau ou de substance froide. On expose la partie brûlée à la chaleur du feu, autant qu'on peut la supporter, pendant une minute. C'est le plus sûr moyen de prévenir une plus vive inflammation et une plus grande désorganisation. Dans le cas où on ne pourrait recourir à ce premier moyen, on lotionnerait la partie brûlée avec de l'eau-de-vie

LÉSIONS ORGANIQUES f|9

chauffée ou de l'Arnica également chauffé. La douleur qui en résulte est souvent aiguë, mais la brûlure cesse ensuite d'être douloureuse, l'inflammation se dissipe et la cicatrisation se fait plus promptement. On panse la brûlure avec une couche épaisse de coton cardé appliquée immédiatement : ce mode de pansement s'oppose au contact de l'air; et on n'enlève l'appareil, autant que possible, qu'après la guérison. L'eau de savon chauffée pourrait au besoin remplacer l'eau-de-vie.

On donne à l'intérieur Aconit, quand la fièvre se déclare; et on le fait suivre de Cantharis; — Hepar-s. convient dans les cas de suppuration des brûlures profondes. — On peut ensuite recourir aux autres médicaments adaptés à la suppuration selon la qualité du pus (voyez ce mot).

Elles consistent en altération de tissus par cause interne. Cette cause est toujours une des maladies constitutionnelles ou diathésiques. Il a déjà été question de plusieurs de ces lésions à propos du cancer, des tubercules, des granulations, de la gangrène, des phlegmasies; il nous reste à parler des autres lésions qui s'y rattachent : abcès, ulcères, fistules, rétrécissements, lésions du cœur, lésions de l'œil, tumeurs, lithyase, emphysème, varices, atrophies, dégénérescences, hypertrophies, indurations, ramollissements, cirrhose.

îîi lésious

Aboès. — Collection de pus dans les tissus, soit à la suite d'une inflammation aiguë (abcès chaud), soit à la suite d'une lésion d'un point plus ou moins éloigné (abcès froid).

L'abcès chaud se forme sur le lieu même, dans les tissus enflammés; il est le résultat de la suppura* Hon 9 Tune des terminaisons de l'inflammation. La formation du pus s'annonce par des douleurs pongitives fixes et par des frissons. A mesure que le pus s'accumule, la partie se tuméfie et présente de l'empâtement et la sensation de fluctuation perçue par les doigts, pourvu que l'abcès ne soit pas situé trop profondément. Tous les organes parenchymateux peuvent être le siège d'abcès.

h 1 abcès froid, ou par congestion, se forme lentement, par l'accumulation du pus qui fuse dans l'interstice des organes, sur un point plus ou moins éloigné de la partie où il se forme. C'est ainsi que la carie d'une vertèbre a souvent pour résultat un abcès dans la cuisse.

Traitement. — Hepar-sulf. est le médicament essentiel dans toute suppuration ; — Silicea convient quand la suppuration est abondante , multiple, de longue durée, et dans les abcès diffus des phlegmons non limités;— Phosphor convient au début des abcès glandulaires; — Bellad. et Mercursol, sont aptes à dissiper un reste ou une recrudescence d'inflammation; — Sulfur, Cakar-c. et lodium, sont surtout nécessaires dans les abcès

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froids; *— Arsenic s'adapte aux abcès ouverts dont le pus devient séreux et dont la surface tend à s'agrandir.

Le pansement des abcès ouverts doit remplir trois conditions : 1° absorber le pus, 2° entretenir la propreté, 3° mettre la lésion & l'abri du contact de l'air.

Ulcères. — Solution de continuité des parties molles, avec perte de substance et écoulement de pus. Ces lésions peuvent siéger sur la peau ou sur les muqueuses, succéder à une plaie, à un aphthe, à un bouton, à un bubon, à un abcès, à une inflammation. Mais de quelque manière qu'un ulcère se produise, il est toujours lié à une maladie : scrofule, syphilis, dartre, goutte, tubercules, hômorrhoïdes, diabète.

Traitement. — Les indications principales se tirent de la maladie , dont il faut traiter la période correspondante. En général, pour les ulcères scrofuleux : Apw-meJ., Sulfur ; — pour les ulcères dartreux : Staphysag, Arsenic., — pour les ulcères goutteux : Calcar-c f Sepia; — pour les ulcères diabétiques : Arsenic, Nux-v. ; — pour les ulcères variqueux : PuUatU, Lycopod; — pour les ulcères gangreneux : Carbo-v. 9 Lacfuesis ; — pour les ulcères succédant à des escbarres : iVtfri-ac, Flumbum\ — pour les ulcères sycosiques : Thuya, Silicea\ — pour les ulcères fistuleux : Causticum, SHicea* — L'ulcère de l'estomac, indépendamment des moyens

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dirigés contre la gastrite et la gastralgie, exige l'emploi de Sut fur, Plumb, Calcar-c, Arsenic, moyens également utiles contre les ulcères de l'intestin, par exemple, à la suite de la dysenterie.

La forme d'un ulcère est une source d'indications non moins importantes : ulcère irrité, sec, douloureux : Bryon et Sulfur; — ulcère avec douleur brûlante : Arsenic, Carbo-v. ;— ulcère à bords indurés : Silicea, Iodium; — ulcère à fond grisâtre, à aspect blafard : Plumb, Apis-mel; — ulcère entouré d'un cercle emphysémateux, boursoufflé : Carbo-v. , Lachesis; — ulcère entouré d'un cercle rouge, livide, avec vésicules : Arsenic, Canthar; — ulcère fongueux, couvert de végétations : Nitri-acid, Calcar-c. ; — ulcère fongueux et saignant : Phosphoracid, Staphysag; — ulcère à pus sanieux, rougeâtre : Carbo-veg, 9 Iodium, (Baptisia); — ulcère à pus aqueux, avec grumeaux : Lycopod, Sepia ; — ulcère à pus abondant et lié : Siannum, Hepar-s,; — ulcère indolore : Sulfur, Secak-cor.

Les ulcères superficiels, qui s'étendent de proche en proche (ulcères serpigineuw), sont scrofuleux, dartreux ou syphilitiques ; on leur oppose tout d'abord : Pulsatil, Bellad., Staphysag. , Mercur-cor; — ceux qui sont plus profonds* rougeàtres et qui s'étendent aussi (ulcères phagédéniques), exigent Arsenic y Nitri-ac> Silicea,

L'ulcère syphilitique simple, ou chancre, réclame l'emploi de Mercur-sol; — lorsqu'il est induré : Iodium, Sulfur, Mercur-cor ; — lorsqu'il est invétéré : Aurum-f., Lachesis, Plumb; — les ulcères qui

succèdent aux gommes, aux plaques muqueuses, et à d'autres lésions susceptibles de dégénérescences, constituent divers ulcères connus sous les noms de Frambœsia, de Yaws 9 de Pian... et se traitent comme il est dit au chapitre de la Syphilis.

Le pansement d'un ulcère est d'une grande importance et exige beaucoup de propreté. Il ne faut pas l'irriter, s'il est douloureux; et l'irriter s'il est indolent, blafard, en touchant le fond avec la teinture d'iode, l'acide phénique... Dans tous les cas on doit ménager ses bords, en les préservant de tout contact irritant : il faut aussi le soustraire au contact de l'air, par exemple, au moyen d'une peau fine recouverte de plusieurs couches de collodion débordant sur la peau saine.

Fistule. — Ulcère à forme de canal étroit et plus ou moins sinueux, mettant en communication un point des tissus lésés avec la surface cutanée, et présentant une ou plusieurs ouvertures, soit à la peau, soit sur les muqueuses. Les caries donnent presque toujours lieu à des fistules; on les observe souvent & la suite des abcès des glandes avec induration, et dans les obstructions ou lésions quelconques des conduits naturels : telles sont les fistules : lacrymale, salivaire, urinaire, anale ou stercorale*

Traitement. — Les premiers médicaments à employer sont : Sulfur et Pukatil; — CaJcar-c, vient ensuite; — Silicea répond à la lésion elle-même»

Du reste on ne peut obtenir des résultats définitifs qu'en ayant égard à la maladie principale et à la forme de l'ulcère. Les services de la chirurgie sont quelquefois rendus inutiles par un traitement bien dirigé.

Rétrécissement. —Lésion consistant dans la diminution de la capacité d'un conduit sur un point de son parcours. Cette lésion est ordinairement le résultat de la cicatrisation d'un ulcère, d'une inflammation suivie d'induration... C'est ainsi que se forment les rétrécissements de l'urèthre, de l'intestin, de l'œsophage.

Traitement. — Le rétrécissement de l'urèthre, seul accessible à quelques moyens curatifs, se traite par la dilatation progressive et méthodique. Mais il ne faut pas négliger les médicaments : Sut fur et Ttmya répondent à l'épaississement de la muqueuse» ou à quelque végétation; — Pîumb, Silicea, Lycopod, à des ulcérations avec brides ou points indurés. Ces médicaments peuvent être administrés contre les autres rétrécissements dont ils améliorent les conditions.

Lésions du cœur. — Elles varient suivant la nature de la maladie qui en est la cause et suivant leur siège : rétrécissement d'un orifice, ulcération ou induration d'une valvule, végétations, ramollissement, dégénérescence, dilatation, anëvrysme sur un point plus ou moins limité. Si la lésion oppose

quelque difficulté au retour du sang dans le cœur, il en résulte une hypertrophie de cet organe, ou une dilatation, un anévrysme, en deçà de l'obstacle; et, à un degré plus avancé, il se produit des symptômes généraux de plus en plus graves :

stases sanguines, hydropisies, dyspnée, palpitations, cyanose... La goutte et le rhumatisme, en se localisant sur quelque partie du cœur, sont ordinairement la cause de ces lésions.

Traitement. — C'est surtout dans les sensations et dans les symptômes généraux que Ton puise les indications qui concordent fort bien avec les résultats de l'auscultation. Arsenic répond à la douleur brûlante, à l'anxiété, aux symptômes d'asphyxie, à la dyspnée, aux œdèmes — Garbo-v., aux symptômes d'asphyxie plus prononcés, avec cyanose — Veratr. 9 à la sensation de gêne douloureuse et de plénitude à la région du cœur — Bryon et Phospfu répondent aux douleurs lancinantes avec ou sans palpitations — Spigelia convient s'il y a douleur avec spasme du cœur, angoisse, pal* pitations tumultueuses — Digitalisa si le pouls est petit et ralenti — Aconit, si le pouls est dur ou fort et sec — Bellad., s'il est plein et fréquent — ïhosph., s'il est intermittent— Carbo-v,, s'il est très-petit, filiforme, effacé — Lâches, et Arsenic s'adaptent à une période avancée avec stases sanguines, œdèmes — Cantharis a quelquefois trèsbien réussi en pareil cas — Spongia répond aux accès brusques de suffocation avec palpitations

durant la nuit, et obligeant le malade, réveillé en sursaut, à se mettre sur son séant — Phosphor répond aux divers bruits de râpe, de frémissement, de souffle, fournis par l'auscultation; c'est le médicament de la plupart des lésions, ainsi que Cak-c., Arsenic et Lachesis. {Cactus grandiflorus a été récemment préconisé.)

Lésions de l'œil. — Elles sont ordinairement consécutives à l'ophthalmie et liées à une des maladies constitutionnelles ou diathésiques.

Albugo. — Tache de la cornée, consistant en une cicatrice ou en un dépôt de lymphe plastique dans les lames de la cornée, à la suite de l'ophthalmie scrofuleuse : Spongia, Sulfur, Natr-mur.

Pannus. — Espèce de tache de la cornée, formée par le développement exagéré des vaisseaux :

Mercur-s., Càkar-c, Tartar-emet.

Hypopion. — Accumulation de matière purulente dans la chambre antérieure de l'œil : Silicea, Guprum, Ipéca.

Ptérygioru — Epaississement de la conjonctive qui empiète sur la cornée par des prolongements de forme triangulaire : Cakar-c, Plumb, Sulfur.

Cataracte. — Opacité du cristallin ou de sa capsule, d'où résulte l'interception du rayon visuel : Natr-mur. Secale-c, on a aussi employé : Calcar-&, Hepar-s. Silicea (on a cité quelques faits favorables

à l'emploi de Senega, Magnesia-carb , CMidonium majtts).

Glaucome. — • Lésion caractérisée par la fixité de l'iris, par la dilatation de la pupille et par la coloration verdàtre des profondeurs de l'œil. Elle parait être causée par l'inflammation de la membrane qui tapisse la chambre postérieure, par un épanchement, ou encore par l'altération de l'humeur vitrée : Apis-mel, Phosph., Digital, (Copaivœ balsamum.)

Tumeurs. — Il est question ici des tumeurs formées par des produits morbides liquides ou solides, renfermés ou non dans un sac ou kyste. Les tumeurs du cancer, des abcès, des œdèmes... ont leur place ailleurs. Les tumeurs osseuses, tophacées, fibreuses, sont liées à des affections des os, à la goutte, à d'autres maladies. Les tumeurs par induration, ou par hypertrophie des glandes ou d'autres tissus, se rattachent aux adénites, aux dégénérescences.

Tumeurs enkystées. Kystes. — Ces tumeurs sont constituées par l'accumulation de produits morbides dans un sac membraneux formé aux dépens d'une portion de glande ou d'un canal excréteur. Suivant qu'elles contiennent de la sérosité, du sang, de la graisse, un liquide sirupeux, elles ont reçu les noms de kystes : hydatique, hématique, séreux, adipeux, mélicérique. On comprend toutes ces tumeurs sous le nom générique de loupes, La

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plupart sont arrondies et pédoneulées ; quelques unes, comme les hydromas , les ganglions, qui siègent sur les gaines tendineuses et les aponévroses, sont aplaties.

Traitement. •— Ordinairement il est utile de favoriser la résorption de la matière de ces tumeurs par l'application du Collodion, par des fumigations irritantes d'un sel vaporisé tel que Y Hydrochlorate d'ammoniaque, par le badigeonnage avec la Teinture d'iode. Silicea, Graphit, Cqlcar-c, ont quelquefois, par un emploi prolongé, fait disparaître des loupes; — Cau8tic f Hepar-s., lodium, surtout aux paupières (Ckalazion, Grêlon). On pratique la compression, lorsqu'on s'est assuré que c'est un kyste et non une glande; l'on emploie aussi : Conium, lodium.

Tumeurs non enkystées. — - Elles sont ordinairement graisseuses et siègent dans le tissu cellulaire. Les frictions et le massage sont ici fort utiles : Calcar-c 9 Phosph., lodium, sont les médicaments les plus usités.

Névrome. ■— Petite tumeur qui siège sur l'enveloppe d'un nerf, et qui est très-douloureuse. Phosph. et Silicea , s'ils ne guérissent pas, retardent quelquefois indéfiniment le moment de l'excision.

Tumeurs érectiles. — Ces tumeurs sont formées par le développement anormal des vaisseaux capillaires sanguins. Les meilleurs médicaments sont : Phosph. et Nitri-ac,

Gomme. Tumeur gommewe. ~ Lésion de la syphilis tertiaire, consistant en une ou plusieurs tumeurs, pouvant siéger partout; elles sont indolentes, parviennent très-lentement à suppuration, suppurent indéfiniment et donnent lieu quelquefois à des ulcères interminables. On prescrit le traitement de la syphilis, et souvent Phosphor, Sulfur, Aurum. Quand il y a ulcération, le pansement doit être soigné, compressif, isolant, tantôt simple, tantôt avec la teinture d'iode.

Tumeur blanche. Arthrite scrofuleuse. — Affection de la scrofule, caractérisée par la tuméfaction d'une articulation, avec altération de ses parties osseuses et cartilagineuses , dégénérescence et tubercules. Toutes les articulations en peuvent être le siège. On l'observe souvent au genou. A la hanche, elle constitue la luxation spontanée du fémur ou coxarihrocace. La marche des tumeurs blanches est lente avec recrudescence, souvent avec abcès et ulcérations. La terminaison la plus favorable est la soudure de l'articulation affectée, c'est-à-dire Vankylose.

Traitement. — Dans la période inflammatoire et les recrudescences : Bellad. et Mercur-s., jusqu'à ce qu'on ait obtenu une notable amélioration. Seulement on intercale de loin en loin quelques doses de Sut fur et de Galcar-c., médicaments essentiels que l'on donne avec plus de persistance dans les temps où l'inflammation est moindre. Durant ces

périodes, on administre quelquefois Silicea et Au-

fttW.

Llthyase. — On donne ce nom à la disposition de l'organisme à produire des calculs, la gravelle» la pierre et les divers dépôts de substance saline. La lithyase est peut-être toujours liée à la goutte* Les dépôts salins ou concrétions calcaires qui se forment à la surface des articulations<roj>fcu*), dans les parois des artères (ossification artérielle), dans les voies salivaires (calculs saHvaires), et lacrymales (calculs lacrymaux), n'offrent pas d'indication particulière en dehors de celles de la goutte ou des lésions produites. Il ne sera question ici que des calculs biliaires, de la gravelle et de la pierre.

Calculs biliaires. — Ils sont formés des éléments delà bile et surtout de cholestérine. Lorsqu'ils sont petits, ils passent dans l'intestin sans occasionner d'accident; mais lorsqu'ils sont volumineux, ils s'engagent difficilement dans les conduits biliaires et occasionnent la colique hépatique.

La colique hépatique est plus ou moins violente et de longue durée, suivant la grosseur et le nombre des calculs. Elle procède par accès d'intensité variable. Quelquefois le calcul se fraye une fausse voie et détermine des inflammations, des perforations, des abcès et des adhérences au voisinage des conduits biliaires.

Traitement. — Durant les accès : Ghamom,

contre les douleurs excessives — Verairum contre l'angoisse, les sueurs froides — • Arsenic contre les syncopes, les douleurs brûlantes ~ Belladona dans tous les cas et comme moyen principal. (On a quelquefois employé Bicinus communia, Copaivœ balsamum.) Dans l'intervalle des accès on traite l'affection du foie concomitante..

Gravelle. —Elle est caractérisée par la formation, dans les reins, de petits calculs de grosseur variable. Quelquefois elle consiste en un sable plus ou moins gros qui passe par les urines sans accidents. Lorsque les calculs cheminent difficilement dans les uretères, après leur sortie des reins, pour parvenir dans la vessie, il en résulte des douleurs locales et des phénomènes généraux connus sous le nom de colique néphrétique.

La Colique néphrétique est ordinairement d'une extrême violence et s'accompagne de sueurs froides, d'angoisses, de vomissements, de syncopes. Elle procède par accès plus ou moins durables et violents, suivant la grosseur ou les aspérités du calcul. Le malade en rend quelquefois plusieurs en un ou plusieurs accès successifs. Certains malades sont délivrés de cet affection par rétablissement d'une autre affection goutteuse ou par le simple progrès de l'âge. Il en est dont les accès se rapprochent, par la formation rapide de nouveaux calculs, et souvent alors la gravelle dégénère en lésion grave du rein constituant la py élite ou néphrite calculeuse, avec hydropisie, abcès du rein.

Traitement. ~ Dans l'intervalle des accès tout se rapporte au traitement de la goutte et aux affections existantes, quant au régime et aux médicaments. Durant l'accès on a recours aux bains tièdes très-prolongés, à l'application locale de cataplasmes et de corps chauds. En outre, Belladona et Hepar-sulf. répondent à l'ensemble des symptômes — Veratrum, Nux-vom, plus particulièrement à l'angoisse et aux vomissements — Chamom, Arsenic aux syncopes, à la faiblesse. (Plusieurs médecins ont préconisé Uva ursi.) On est quelquefois obligé de recourir au Chloral ou au Chloroforme, pour calmer les douleurs et les accidents convulsifs. Mais, quelque violents qu'ils soient, ces symptômes généraux ne présentent pas habituellement de gravité.

Pierre. — C'est le calcul de la vessie, qui se forme par l'agglomération des molécules salines de l'urine et grossit parle dépôt successif de leurs couches, jusqu'à déterminer des symptômes lo~ eaux et généraux.

Traitement. — Régime végétal, celui de la goutte; saisons de raisins; traitement des affections concomitantes. Eaux de Contrexeville et d'É- Vian. Dans les opérations du câthethèrismô, Y Arnica est très-utile pour atténuer ou dissiper l'irritation locale et le mouvement fébrile. Nux-v:, Suif., Cantnar, Merc-soL sont toujours d'un grand' secours pour calmer l'irritabilité des voies urinaires.

Emphysème. — Lésion caractérisée par l'intro-

ductlon de l'air ou de divers gaz dans les tissus, avec gonflement plus ou moins prononcé ; ce gonflement diffère de l'œdème en ce qu'il est rénitent, c'est-à-dire qu'il ne conserve pas la pression des doigts. Des gaz peuvent se développer dans les tissus mômes, comme dans le gonflement emphysémateux, toujours rénitent, qui entoure les tumeurs gangreneuses. De l'air est souvent introduit dans la cavité de la poitrine et dans les tissus voisins par une plaie du poumon.

Nous nous occupons surtout de l'emphysème comme lésion de l'asthme. Il consiste en la dilatation des extrémités bronchiques et des vésicules pulmonaires (emphysème vésiculaire), ou en infiltration de l'air dans le tissu du poumon par la rupture de quelques vésicules (emphysème interlobulaire). Ces deux variétés de l'emphysème sont le résultat d'une toux violente et prolongée, d'effortsexcessifs.

Traitement. — Dans l'emphysème extrà-pulmonaire ou traumatique, indépendamment des moyens chirurgicaux, on a recours à Arsenic et Phosph. contre la dyspnée, l'angoisse; puis aux médicaments convenables au siège de la lésion et aux accidents phlegmasiques.

Dans l'emphysème pulmonaire, Silicea et Arunia sont d'excellents modificateurs. — Lorsqu'il se manifeste chez de jeunes sujets, par exemple, à la suite de la coqueluche , Calcar-c. est très-utile. — Dans tous les cas, Phosph^ Lyoopod, Hep. -suif* jouissent d'une certaine efficacité. ,

Atrophie. — Cette lésion est fréquemment la suite d'une paralysie. Le membre affecté diminue de volume et perd sa force.

Traitement. — Le massage et l'hydrothérapie sont les meilleurs moyens à employer , dans l'a* trophie d'un membre; on administre aussi SuZ/ur, Cuprum , Plutnb, Iodium, Cakar-c, dans l'atrophie du tissu cellulaire et des glandes — Nuz-v. 9 Phosph. dans l'atrophie des muscles.

Hypertrophie. — Lésion consistant dans l'augmentation de volume d'une partie, par le développement exagérée de son tissu propre.

Traitement. — Les médicaments adaptés en général à l'hypertrophie sont : lodium, Sulfur, Mercur-s, Phosphor. Calcar-c.

Hypertrophie du tissu cellulaire. — Chez les nouveaux-nés cette lésion se combine avec le sclerème, ou en est la suite. Chez les adultes elle est générale ou totale. Générale, elle constitue Yobésité ou polysarcie ; locale, elle est le résultat de congestions ou d'inflammations répétées. Dans les deux cas, on adopte, selon l'opportunité, un régime sévère avec privation de liquides, surtout de l'eau et du lait, et des substances huileuses et graisseuses ; Ton donne la préférence au sucre, aux viandes rôties, aux aliments fermentes ou azotés. En outre, on s'attache à combattre la maladie constitutionnelle dans ses affections, quelque peu prononcées qu'elles soient.

Hypertrophie du coeur. — Elle est combattue par les médicaments adaptés à l'obstacle de la circulation dans cet organe, selon la lésion, et par un régime frugal et sévère.

Hypertrophie du foie et de la rate. — On les traite par les mômes moyens que Von emploie contre les affections chroniques et les congestions de ces organes.

Il en est de môme des autres hypertrophies glandulaires.

Dégénérescences» — Lésions consistant en l'augmentation de volume d'un tissu, par le développement d'éléments anatomiques nouveaux, ou parla transformation de ceux qui lui sont propres. Telle est la dégénérescence graisseuse des mus» clés.

Traitement. — Indépendamment du régime basé sur la connaissance des prédispositions morbides , Plumb. et Phosph. sont adaptés à la lésion.

induration. — Ëpaississement d'un tissu avec augmentation de sa densité, par une accumulation de lymphe plastique dans ses interstices. L'induration est une suite de l'inflammation et affecte souvent les glandes, dans lesquelles elle est quelquefois le premier degré de la dégénérescence :

Traitement. — lodium , Sulfur, SiHcea, Calcar-c, mais surtout Conium et lodium ou Mercur-s.

BjunoilisMMMiit. — Lésion qui consiste dans l'absorption de quelqu'un des éléments anatomiques constitutifs d'un tissu. Elle est souvent précédée d'induration, principalement sur les muqueuses, par exemple au col de la matrice. On recherche ses causes pour les combattre : Anémie, Calcar-c f Mer» çur-8, sont ensuite les médicaments les plus utiles.

cirrhose. — Lésion du foie caractérisée par une altération de ses éléments anatomiques. Le foie devient le siège d'une infiltration de substance albumineuse qui détruit graduellement son tissu et le transforme en l'atrophiant Des vices graves d'alimentation, et l'excès des boissons alcooliques paraissent en être les causes déterminantes principales» surtout chez des sujets scrofuieux ou syphilitiques.

Traitement. — Dans l'ignorance où la clinique laisse le médecin sur les médicaments appropriés, et en l'absence de données assez claires de la matière médicale, on doit s'adresser aux médioaments appropriés aux dégénérescences» à la maladie ou aux affections concomitantes, et enfin au traitement de l'hépatite chronique, Arseme^ Pho$phor sont les premiers médicaments à employer. (On peut aussi conseiller Podophyllum peltatum et Sélénium).

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