ACCIDENTS DE LA VIEILLESSE OU CADUCITÉ
Les troubles de l'âge avancé sont : l'oppression dû à l'état du poumon : Pho$phor\ — le tremblement sénile : Camtic; — la faiblesse musculaire : Nux-v. Aurum; — des roideurs musculaires, Nux-v* Caustic; — l'atonie de l'estomac et des intestins : Sulfur, Opium-, — la somnolence, ou le sommeil prolongé : Crocus, Bellad ; — la surabondance de mucosités bronchiques : Sepia, Stannum ; — la salivation : Phosphor, Secak+cor.
Classe de maladies caractérisées par la présence, sur diverses parties du corps, de parasites qui constituent leur élément principal ; différentes en cela d'autres maladies, le mvguet 9 par exemple, dans lesquelles les parasites ne sont qu'un élément secondaire d'une lésion. Il y a des parasites animaux et des parasites végétaux.
Ces parasites existent, ou dans l'intérieur des tissus, ce sont les entozoaires, ou à la surface de la peau, ce sont les èpizoaires, ou dans l'intestin, ce sont les helminthes.
Entoasoaires. — Trichine, petit ver qui réside et se multiplie dans les muscles. Son existence ne peut être constatée que par des signes équivoques : douleurs, contractures, atrophies. On n'a aucune donnée positive sur le traitement. On peut supposer que le Camphre pris à l'intérieur, ou des
doses assez élevées de Sublimé corrosif pourraient les détruire.
Vers viscéraux. — Il y en a quatre principaux : le filiaire ou dragonneau qui se loge sous la peau ; le cœnure , qui pénètre dans les viscères ; le cyslicerque qui se montre dans la plupart des tissus et s'enferme dans un kyste ; et Yèchinocoque, ver microscopique formant un vésicule qui se renferme dans une poche membraneuse où il se multiplie et forme les hydalides ou kystes hydatiques, tumeurs qui peuvent devenir très-volumineuses. Le diagnostic de tous ces vers est obscur ; le filiaire est rare en Europe et fréquent dans la race nègre. Le traitement interne est inconnu ; mais un changement radical de régime ne peut être que trèsutile.
Eplsoalre*. — On compte parmi eux le pou et Yaearus de la gale.
Le pou dont il est question se loge sous l'épiderme et dans les ouvertures naturelles et constitue la maladie pédiculaire 9 maladie historique dont mourut Antiochus. Quelques faits rares ont été traités par les onctions mercurielles et les lotions parasiticides.
Vacants de la gale, de la famille des sarcoptes, manisfeste sa présence par des vésicules à peine visibles à l'œil nu, et par des sillons très-déliés qui communiquent avec ces vésicules. Ce parasite et ces lésions se montrent particulièrement aux
Alexis Espahït. *°
endroits où Tépiderme est plus mince : entre les doigts, aux poignets, aux plis des membres,... avec un prurit insupportable.
Traitement. — Il s'agit de détruire l'acarus. On y parvient de la manière suivante : Dans la matinée, première friction générale, à l'aide d'une brosse, avec du savon noir, suivie d'un bain tiède général d'une heure de durée. Le soir du môme jour, seconde friction avec une pommade parasiticide {Axonge 300 grammes; Soufre, 50 grammes; Sous-carbonate de Potasse 25 grammes). Cette friction est suivie d'un second bain qui termine le traitement. Il est rare qu'on soit obligé de le ré* péter si les frictions sont bien faites.
Helminthes ou Vers intestinaux. — Ce sont : le tœnia, le trichocéphale, les lombrics et les oxyures.
Tœnia. — Ver long, ordinairement de plusieurs mètres, plat, articulé. Il y en a deux espèces : le tœnia ordinaire ou ver solitaire, ver cueurbitain 9 et le bothriocéphale; ce dernier est très-rare et propre à d'autres contrées. Le taenia décèle sa présence par des picottements dans l'intestin et l'estomac, par des maladies, quelquefois par des accidents convulsifs, toujours par une faim irréguliére, parfois insatiable, enfin par le prurit à l'anus et au bout du nez.
Traitement, -On a généralement adopté la méthode vermifuge et insecticide : 1° La poudre de Cousso (cousso 15 grammes, eau 200 gram-
mes) en infusion de 15 minutes et avalée avec l'eau ; 2° Yécorce fraîche de racine de grenadier (écorce 60 grammes, eau 800 grammes) en décoction, pour réduire le liquide à 500 grammes, à boire en trois doses , d'heure en heure ; 3° V huile éthérée de fougère mâle (2 à 8 grammes suivant l'âge du malade), réduite en pilules à l'aide d'une poudre inerte et de gomme : ces pilules doivent être avalées dans l'espace d'une heure. Chacun de ces trois remèdes s'est montré efficace. On préconise aussi beaucoup, dans ces derniers temps, les graines de courges, en émulsion ou mangées comme des amandes. La dose est de 60 à 100 grammes par jour, en plusieurs fois, à distance des repas ; et cela pendant 1 ou 2 semaines. Excepté ce dernier, quel que soit le remède que Ton adopte, il doit être pris le matin à jeun : le malade doit manger peu ce jour-là, et prendre le lendemain matin un purgatif consistant en trente ou quarante grammes d'huile de ricin.
Cependant il est bon de n'employer ces moyens qu'après avoir donné : Sulfur et Calcar-c alternés, une dose tous les 4 ou 5 jours pendant un mois ; puis Stanmm, Mercur-c 9 Siiicea, Graphit, chacun d'eux successivement et pendant une semaine, en mettant entre eux quelques jours d'intervalle. Ce traitement peut, en modifiant les sécrétions intestinales, détruire les conditions d'existence du taenia.
Trichocéphale. — Ver intestinal filiforme, de 6 à 8
centimètres de longueur, confiné dans les derniers intestins et pouvant déterminer des accidents cérébraux lorsqu'il est en grand nombre. Le prurit anal et la présence de ses débris dans les garderobes en décèlent l'existence.
Traitement. — n est toujours utile de modifier le régime, d'éviter les farineux et les aliments non fermentes. L'on administre Sulfur et Nitri-ac pinsieurs fois successivement à courts intervalles, puis Stannum, Cina 9 et enfin : Mercur-s et Spigelia.
Lombrics ou ascarides lombricotdes. — Ces vers sont presque exclusivement propres aux enfants. Ils ressemblent pour la forme aux vers de terre appelés lombrics. Leur lieu d'élection est l'intestin grêle; ils s'y trouvent quelquefois en si grand nombre qu'ils s'élèvent jusque dans l'estomac et dans la gorge.
La présence des lombrics constitue souvent une maladie que Ton a désignée sous le nom d'helminthiase : les enfants sont pâles, bouffis ; leurs yeux sont brillants et cernés ; la pupille est irrégulièrement dilatée, l'haleine fétide et acide ; il survient des coliques, du gonflement, de la tension, de la sensibilité du ventre, des dérangements de l'appétit et des selles, et un prurit parfois insupportable au bout du nez et surtout à l'anus. Enfin il n'est pas rare d'observer des accidents plus graves : fièvre, convulsions, marasme et symptômes d'étranglement par l'ascension des vers dans la gorge et la bouche.