NÉVRALGIES CHRONIQUES OU RHUMATISMALES
Douleurs fixes dans les membres : Bryon et Bhus alternés.
Douleurs erratiques : Pulsatil, et Colchicum.
Douleurs qui s'aggravent durant la nuit, surtout si elles s'étendent à la tête : Thuya et Nitri-acid.
Douleurs aggravées ou rappelées par la moindre impression d'air froid . Phosph. et Cakar-carb.
Douleurs réveillées par Le froid humide : Dulcamara, Rkus et Puisât,
Douleurs aggravées la nuit, avec contractions ou roideurs musculaires : Merc.-sol et Lycopod.
Douleurs mobiles chez les personnes faibles, lymphatiques : Sepia et PuUaU
Douleurs avec sensation de froid, de torpeur et aggravation par le repos ou la chaleur : Thuya.
Douleurs aggravées la nuit ou par le mauvais temps, avec anxiété et tremblement du membre douloureux : Veratrum.
Douleurs aggravées au grand air, avec faiblesse, roideurs et contractures musculaires : Thuya, Gausticum.
Douleurs brûlantes, aggravées par le froid et soulagées par la chaleur : Arsen.
Douleurs aggravées par le moindre contact, lorsqu'il y a des sueurs faciles : China,
Douleurs avec torpeur de la partie, crampes, palpitations musculaires : Nux-vom.
Douleurs aggravées la nuit avec chaleur brûlante, agitation, inquiétude : Chamom.
Douleurs intolérables, désespérantes : Goffeacrud.
Douleurs anciennes et opiniâtres : Bellad. et Cuprum alternés, puis Bryonia et Sulfur. Divers moyens domestiques , tels que , l'application de briques chaudes ou des applications alternativement chaudes et froides , sont souvent utiles. On s'est quelquefois trouvé très-bien de recouvrir de couches de collodium toutes les parties douloureuses. Enfin le massage doit être pratiqué avec persévérance.
Caractérisée par la contagion d'individu à individu en contact dans les parties affectées, par des ulcérations r par des bubons ou inflammation des ganglions lymphatiques, par des lésions diverses de la peau, des glandes, des muqueuses, des viscères, des os. Cette maladie sévit sous quatre formes :
La forme bénigne, quand la syphilis est limitée à des ulcérations ou chancres occupant la partie
par laquelle s'est opérée l'infection, ou son voisinage ; la forme maligne, quand les chancres sont rongeants ou phagédéniques, avec infection générale aboutissant plus ou moins promptement à la cachexie ; la forme héréditaire, par transmission des parents à l'enfant ; on lui donne le nom de congénitale, lorsque l'enfant contracte la syphilis à sa naissance chez une mère infectée, et le nom de tardive lorsqu'elle se développe après la première enfance ou à la puberté ; enfin la forme commune dont la marche régulière présente quatre périodes :
Première période : Elle comprend les affections dites accidents primitifs : engorgements glandulaires ou bubons et chancres ; le chancre apparaît d'autant plus promptement que le chancre infectant est plus primitif.
Seconde période : Accidents secondaires ; ils présentent trois catégories : 1° les phénomènes généraux : malaises fébriles, alopécie, peau lias* que, terne et sèche; ces phénomènes se montrent après le premier mois de l'infection ; 2° les affections externes : éruptions cutanées ou syphilides ; elles se montrent après le second mois ; 3° les lésions organiques avec tubercules et ulcérations. A ces trois catégories appartiennent les plaques muqueuses, lésions consistant en la transformation du chancre des muqueuses, qui s'étend, prend une teinte rouge et s'élève en saillie granuleuse et 6uintante#
Troisième période : Accidents tertiaires ; rupia, gomme, caries, nécroses, périostoses, contractures, lésions viscérales. Ces accidents ne sont plus contagieux.
Quatrième période : Accidents cachectiques, fièvre hectique, amaigrissement et faiblesse énormes, engorgement de tous les ganglions, ulcères vastes et suppurants, douleurs ostéocopes, dégénérescence du foie et d'autres viscères, inflammations ultimes. Ces accidents commencent quelquefois au bout de quelques mois, avec les accidents tertiaires, d'autres fois beaucoup plus tard ; ils ont reçu le nom de consomption sèche l .
Traitement. — Contre le chancre primitif, Merc. sol, 15 ou 20 centigrammes par jour, 3 e trituration, pendant 2 ou 3 semaines ; ce traitement est prudent dans l'ignorance où Ton est des accidents subséquents. — Contre le bubon, surtout de Paine, Mercsol. de la même manière ; et Hepar suif, s'il y a formation du pus. — Contre le chancre induré, Merc-cor et Jorfium, puis Sulfur. — Contre le chancre phagédénique : Merc-cor, Arsenic, Lachesis. — Contre l'induration des ganglions, mêmes médicaments.
— Contre les plaques muqueuses, Thuya et Niiri-ac.
— Contre les douleurs ostéocopes, iYtJn-actd, Merccor, Phosphorus, Thuya. — S'il y a eu abus du mercure : Nitri-ac 9 Aurum-fol, Hepar-s.
(1) Voyez Davasse, La Syphilis, ses formes, son unité. Paris, 1865. — Léon Simon fils, Des maladies vénériennes et de leur traitement homœopathique. Paris, 1860.
Du reste les symptômes prédominants et les affections de la syphilis ont leur place ailleurs. Mais il faut noter que pour toute affection de nature syphilitique, surtout en ce qui concerne la syphilis héréditaire, on doit insister avant tout sur le mercure et ses sels, sur l'iode et ses sels, et y revenir suivant le cas.
On rapporte à la syphilis diverses lésions tuberculeuses ou ulcéreuses de la peau, devenues rares en Europe, telles sont : le Frambcçsia, le Pian, le SibbanSi le Yaws, le Radésyge, le Scherlievo, le Molluscum. Ces lésions ne se distinguent les unes des autres que par la grosseur, l'étendue et la ténacité des nodosités, des ulcérations, des croûtes, quelquefois par plus ou moins de sécheresse ou de suppuration, par des fongosités ou le phagédênisme. Après remploi soutenu du mercure, de l'iode et de leurs sels, on doit recourir à Sulfur, à Thuya, à Silicea, à Arsenic ; et aux médicaments de l'ecthyma et du rupia de forme grave.