‹ La pratique de l'homoeopathie simplifiéeChapitre 52 sur 139 · CARREAU · texte numérisé non relu

CARREAU

matismale, de la blennorrhagie. Sa marche est rarement aiguë ; elle se développe sourdement dans la plupart des cas, et affecte une marche chronique. Son début a lieu quelquefois par une douleur violente. Dans l'état chronique il se produit diverses lésions de Povaire, comme dan3 la métrite chronique.

Traitement. — Belladona et Platina sont les médicaments de l'état aigu. — Chamomil répond i une douleur vive — Bryon, aux symptômes accessoires dénotant l'affection du péritoine, tels que la tension et la sensibilité du bas-ventre, des vomissements — Apis-mel et Mercur-s* répondent à l'état sub-aigu. On oppose à l'état chronique Sulfur, Lachesis, Calcar-carb, Phosphor.

carreau.

Caractérisé par l'inflammation du mésentère avec tubercules. Cette affection est scrofuleuse, occupe les ganglions du mésentère et s'observe chez les enfants de trois à dix ans ; elle présente une marche généralement lente, qui est du reste subordonnée à l'évolution plus ou moins lente ou rapide des tubercules. On lui a donné les divers noms de mésentente tuberculeuse, scrofule mésentérique, phthisie mésentérique.

Le carreau débute sourdement, par des troubles généraux: faim exagérée, irrégularité des fonctions intestinales, lassitudes, mouvements fébriles

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fugaces. Après quelques mois, le ventre grossit, l'enfant y éprouve de la sensibilité, des douleurs, son appétit est vorace et il maigrit. Cet état de choses dure plusieurs mois, s'améliore par courtes périodes, reste quelquefois stationnaire pendant plusieurs mois, et en définitive s'aggrave en poursuivant sa marche. A une période avancée, la diarrhée s'établit d'une manière permanente, le ventre grossit de plus en plus et l'on y palpe de petites tumeurs, puis enfin des points de fluctuation dus à des épanchements de sérosité.

Traitement. — Iodi doit être donné avec continuité dès le début; on y revient ensuite par périodes de plusieurs semaines après l'emploi de Sulfur et Calca-e et de Bellad et Merc-s. Ces deux derniers répondent surtout à tout symptôme inflammatoire, à toute recrudescence de la sensibilité locale — Arsenic est indiqué par la diarrhée avec émaciation (Podophylîum peltatum a aussi été employé). — On a souvent besoin de recourir intercurremment, dès le début, à Cina pour combattre la voracité des petits malades et divers symptômes vermineux.

PHLEGMASIES DES MUSCLES

L'inflammation des muscles procède lentement, et leurs affections ne sont point encore exactement déterminées. Nous allons donc comprendre sous ce titre : la myalgie, la rétraction musculaire et V atrophie musculaire progressive.

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Myaigie. — Inflammation ou névralgie d'un muscle, le plus souvent observée au cou, sous le nom de torticolis. Cette affection d'un muscle du cou, des lombes, ou de toute autre partie, est caractérisée par la douleur dans l'exercice du muscle et par sa sensibilité au moindre contact ; elle a de la tendance à se terminer par la rétraction des fibres du muscle.-

Traitement. — Nux-vom. d ? abord — Bryonia, lorsque l'affection persiste — plus tard, Plumb, Belladona, ou encore Carbo-v. Les applications chaudes, les onctions avec la Glycérine ou enfin le Collodion par couches, sont très-utiles.

Rétraction musculaire. — Caractérisée par le racornissement des fibres d'un ou plusieurs muscles. La rétraction diffère de la contracture, en ce que, dans la contracture le muscle peut redevenir extensible, et que dans la rétraction le muscle perd son élasticité. La rétraction présente donc un caractère de permanence que n'a pas la contracture. Les sujets qui ont exercé certains muscles avec violence et continuité, comme les forgerons, sont de préférence affectés de rétraction, et souvent avec tremblement ou paralysie agitante.

Traitement. — Dès le début, le massage est un excellent moyen; il faut aussi modérer l'exercice du muscle menacé et généraliser les mouvements. On emploie avec succès Nux-vom., Arnica, Causticum.

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Atrophie musculaire progressive. — Récemment décrite sous les noms de paralysie musculaire atrophique, atrophie musculaire primitive ; elle constitue une maladie caractérisée par la transformation successive des fibres musculaires en graisse, par une faiblesse paralytique , par la paralysie, par des troubles fonctionnels s'aggravant à mesure que la lésion s'étend à un plus grand -nombre de muscles, et par une marche très-lente.

Traitement. — On a conseillé l'application de l'électricité. Les médicaments les plus utiles, à en juger parleur pathogénésie, sont Nux~v., Plumbum, Sulfur, Phosphorus. Du reste il n'a pas encore été institué de traitement sanctionné par la clinique.

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