‹ La pratique de l'hydrothérapieChapitre 98 sur 105 · BIBLIOTHÈQUE DE THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUE DE THÉRAPEUTIQUE

La Thérapeutique est la synthèse et la conclusion de la Médecine. Si Platon admettait que la plus belle Science est la plus inutile, il nous apparaît, au contraire, qu'une Science est d'autant plus belle qu'elle est plus féconde et qu'elle a pour but le soulagement des misères humaines. De fait, les plus éclatantes recherches de Médecine expérimentale, les plus subtiles analyses cliniques valent surtout par l'effort curateur auquel elles aboutissent.

Aussi la Thérapeutique, malgré ses incertitudes et ses tâtonnements, demeure- t-elle l'obsession du Chercheur et du Praticien. Aussi les Savants, même les plus illustres, les Cliniciens, même les plus réputés, à qui nous avons fait appel, nous ont-ils chaleureusement donné leur concours : qu'ils en soient tous remerciés ici !

La Thérapeutique peut être envisagée différemment, suivant que l'on prend pour point de départ de son étude le Médicament, le Symptôme ou la Maladie. La Bibliothèque de Thérapeutique sera donc divisée en trois Séries convergentes, dans lesquelles seront étudiés

les AGENTS THÉRAPEUTIQDES, leS MÉDICATIONS, leS TR.<ITEMENTS. Chaque

série comprendra un certain nombre de volumes, indépendants les uns des autres et paraissant en ordre dispersé, mais dont la place est nettement déterminée dans le plan d'ensemble de l'ouvrage.

La première Série est relative aux agents thérapeutiques.

Elle comprend, comme une sorte d'introduction générale, Y Art de formuler, dont l'importance s'accroît par la publication d'un nouveau Codex et par les Conventions Internationales relatives aux Médicaments héroïques. Elle comprend aussi l'étude des Techniques thérapeutiques médicales et chirurgicales.

L'étude des Agents physiques a pris, depuis quelques années, un développement considérable. Les diverses branches de la Physiothérapie offrent, par là même, au Praticien, une série de ressources nouvelles. Qu'il s'agisse de Kinésithérapie, de Massage, d'Hydrothérapie, d' Électrothérapie, de Radiothérapie, etc., tout médecin doit savoir appliquer, lui-même, les méthodes usuelles, et connaître le

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principe, les indications et les résultats des méthodes plus compliquées, qui restent, nécessairement, confiées aux Spécialistes.

, L'étude des Médicaments chimiques a fait, elle aussi, de grands progrès. Les Médicaments minéraux, dont on aurait pu croire la liste épuisée, ont récemment revêtu des formes nouvelles (combinaisons organiques, métaux colloïdaux), douées de nouvelles propriétés thérapeutiques. Quant aux Médicaments organiques, leur nombre s'accroît tous les jours ; déjà quelques lois de pharmacodynamie permettent de prévoir leur action thérapeutique^ suivant l'introduction de tel noyau ou de tel radical : qu'il s'agisse des sulfones et de leurs propriétés hypnotiques, des ecgonines et de leurs propriétés anesthésiques, des anthraquinones et de leurs propriétés purgatives, le chimiste commence à jongler avec les molécules, et fabrique méthodiquement des médicaments synthétiques, comme il fabriquait déjà des couleurs ou des parfums.

Si les Médicaments d'origine végétale sont, de plus en plus, obtenus par synthèse, par contre de nouvelles plantes entrent, à leur tour, dans la matière médicale. La flore tropicale tient probablement encore en réserve bien des médicaments utiles.

Les Médicaments d'origine animale, fort employés jadis, puis fort oubliés, ont été surtout étudiés depuis Brown-Séquard. Qu'il s'agisse de thyroïdine ou d'adrénaline, de pepsine ou de sécrétine, ÏOpothérapie utilise des produits fabriqués par l'organisme même et supplée à l'insufCsance glandulaire en fournissant artificiellement au malade les substances qu'il ne fabrique plus, il y a là tout un monde de corps et d'anticorps qui, vraisemblablement, feront la base de la Thérapeutique de demain.

Les Médicaments d'origine microbienne ont métamorphosé le traitement et la prophylaxie des maladies infectieuses. Us peuvent conférer une immunité active grâce aux méthodes Pasloriennes de Vaccination, ou passive grâce aux méthodes de Sérothérapie, par lesquelles, après Ch. Richet, après Behring et Roux, on utilise les humeurs d'animaux chez qui l'on a provoqué préalablement la formation d'anticorps. On peut aussi, avec MetchnikofT, faire de la Bactériothérapie, en opposant aux microbes nocifs d'autres microbes domestiqués et inoffensifs, dont le développement gêne celui des premiers.

L'étude des Agents Thérapeutiques comprend encore la Crénothérapie, la Thalassothérapie, la Climatothérapie. Sous le nom de Crénothérapie (xpTjvil, source), on peut grouper, avec Landouzy, les méthodes thérapeutiques, si complexes, mais si puissantes, relatives aux Eaux Minérales. Les richesses naturelles de notre pays en Stations Thermales, Maritimes ou Climatériques sont, d'ailleurs, telles

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qu'aucun pays n'en possède d'équivalentes et ne peut aussi complètement se suffire à lui-même.

L'étude de la Diététique et des Régimes s'est beaucoup précisée: on peut, actuellement, doser l'énergie nutritive nécessaire à un organisme et la lui fournir sous telle ou telle forme isodyname, suivant l'état de ses viscères. Le régime, ainsi scientifiquement établi, fait, de plus en plus, partie de l'ordonnance et du traitement.

Enfin l'étude des agents Psychiques a pris, elle aussi, une grande importance : si l'influence du moral sur le physique est telle qu'il suffit parfois, pour modifier l'évolution d'une maladie, de remonter les courages et d'imposer une volonté ferme, combien plus efficace encore est une direction morale méthodiquement graduée, suivant les règles précises de la Psychothérapie !

Tels sont les principaux Agents Thérapeutiques que le Praticien peut utiliser. Il est maintenant nécessaire de les grouper et de les combiner, en vue d'une Médication ou d'un Traitement.

Le deuxième Série est relative à l'étude des médications.

Étant donné un symptôme clinique, le premier problème thérapeutique qui se pose est de savoir si l'on doit agir sur lui, le favoriser ou le combattre : or ce n'est pas toujours une question facile à résoudre. Si certains symptômes sont, dans tel cas déterminé, manifestement défavorables et doivent être combattus (tels l'asphyxie, la putridité, etc.), d'autres, par contre, indiquent un efTort réactionnel de l'organisme, que l'on doit respecter et même favoriser: tels les processus de l'inflammation mis en jeu par l'organisme contre l'infection, et qui doivent être respectés tant que leur excès même ne devient pas nuisible ; tel l'épistaxis d'un hypertendu, soupape de sûreté qui préserve parfois d'une hémorragie cérébrale. Mais, si tel symptôme doit être combattu et tel autre favorisé, beaucoup ont une signification variable ou douteuse : telle la fièvre. Aussi, bien souvent, en Thérapeutique, le difficile est-il, non pas d'agir, mais de savoir s'il faut agir et dans quel sens.

En second lieu, pour ou contre un symptôme donné, on peut utiliser plusieurs méthodes thérapeutiques. Chacune a ses indications et ses contre-indications, et l'on ne traitera pas l'insomnie d'un cardiaque comme celle d'un fébricitant ou dun douloureux.

On voit, par là, toute l'importance pratique que présente l'étude des Médications Symptomatiques. Ce sont, d'ailleurs, celles dont on doit, le plus souvent, se contenter, faute de mieux, lorsqu'on ne peut atteindre la cause même du mal.

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LEBER (A.* Assistant à l'Institut des maladies infectieuses de Berlin.

LECÈNE (PAUL) Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris,

chirurgien des hôpitaux.

LEMIERRE Ancien interne des hôpitaux de Paris.

LÉPINE iR.' Professeur à la Faculté de Lyon, médecin des hôpitaux.

LEREBOULLET (P.) Médecin des hôpitaux de Paris.

LŒPER Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.

LOMBARD (ETIENNE) Oto-rhino-laryngologiste des hôpitaux de Paris.

MARIE (PIERRE) Professeur àla Faculté de Paris, médecin de Bicêtre.

MARION Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris,

chirurgien de l'hôpital Lariboisière.

MARTIN (LOUIS) Médecin en chef de l'hôpital Pasteur,

MAYOR Professeur à la Faculté de médecine de Genève.

MENETRIER Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris,

médecin de l'hôpital Tenon.

METCHNIKOFF Sous-directeur de l'Institut Pasteur.

MILIAN Médecin des hôpitaux de Paris.

NAGEOTTE iM™") Ancien interne des hôpitaux de Paris, chargée d'un

service do gymnastique orthopédique à l'hôpital des

Enfants-Malades.

NICOLAS Professeur à la Faculté de médecine de Lyon.

NOBÉCOURT Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris,

médecin des hôpitaux.

NOGIER Professeur agrégé à la Faculté de Lyon.

OUDIN Président do la Société d'Electrothérapie.

PAISSEAU Ancien interne des hôpitaux de Paris.

PARISET Docteur es sciences, directeur des services hydrolhéra-

piques de l'établissement thermal de Vichy.

PAUCHET Professeur à l'Ecole de médecine d'Amiens.

PIC Professeur à la Faculté de médecine de Lyon.

POUCHET G.) Professeur à la Faculté de médecine de Paris.

REMLINGER Directeur de l'Institut impérial antirabique de Gonstan-

tinople.

RIST lE.) Médecin des hôpitaux de Paris.

ROBIN (ALBERT) Professeur à la Faculté de Paris, médecin de l'hôpital

Beaujon, membre de l'Académie de médecine. ROGER (H.) Professeur à la Faculté de médecine de Paris, médecin

do l'hôpital de la Charité.

ROY (M.) Professeur à l'École dentaire de Paris, dentiste des

hôpitaux.

SABOURAUD Chef du laboratoire de la Ville de Paris à l'hôpital

Saint-Louis.

SABRAZÈS Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Bordeaux, médecin des hôpitaux.

SACQUËPÉE (E..) Professeur agrégé au Val-de-Gràce.

SALIMBENI (A. T.) Chef de laboratoire à l'Institut Pasteur.

SIMONO '. Sous-direcleur de l'Ecole d'apphcation du service de

santé des troupes coloniales à Marseille.

THOMAS (ANDRÉ) Ancien interne des hôpitaux de Paris.

TISSIÉ (PH.) Inspecteur des exercices physiques des lycées et collèges de l'Académie de Bordeaux.

TUFFIER Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris,

chirurgien de l'hôpital Beaujon.

VAILLARD (L.) Directeur du Val-de-Gràce. médecin inspecteur de

l'armée, membre de l'Académie de médecine. VAQUEZ (H.) Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris,

médecin de l'hôpital Saint-Antoine.

WASSERMANN (A.) Directeur de l'Institut des maladies infectieuses de Berlin.

WIART Chirurgien des hôpitaux de Paris.

WIOAL (F.) Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris,

médecin de l'hôpital Cochin.

ZIMMERN (A.) Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.

PHYSIOTHERAPIE

ÉLECTROTHÉRAPIE

Par le D"^ NOGIER

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