‹ La pratique de la chirurgie d'urgenceChapitre 61 sur 72 · LIQUIDES CONTENUS DANS LES PLÈVRES · texte numérisé non relu

LIQUIDES CONTENUS DANS LES PLÈVRES

foie, la rate, le cœur, la paracentèse doit être faite le plus tôt possible. » (Trousseau, Clin, méd.)

Lieu d'élection : 6e ou 7e espace intercostal (en comptant de haut en bas), à 4 ou 5 centimètres, en dehors du bord externe du muscle grand pectoral ; 3e ou 4e espace intercostal (en comptant de bas en haut).

Opération. — 1° Ponction de la peau avec la lancette, au milieu de l'espace intercostal choisi (1); — 2e ponction des muscles et de la plèvre, avec le trocart capillaire (évacuation partielle du liquide), ou avec le trocart ordinaire, armé d'une baudru-

(1) Afin d'éviter toutes les chances d'introduction de l'air dans la cavité pleurale, les chirurgiens se sont, beaucoup préoccupés des moyens d'obtenir un défaut de parallélisme entre la plaie cutanée et celle des parties sous-jacentes : leurs recommandations d'étirer la peau, de faire cheminer quelque peu le trocart sous cette membrane, avant de l'enfoncer au travers des muscles et de la plèvre, sont au moins inutiles ; car ce parallélisme si redouté se détruit naturellement par un mécanisme des plus simples, et fort bien exposé dans l'une des leçons de Trousseau : « Lorsque la poitrine est distendue par une grande quantité de liquide, les côtes et les espaces intercostaux se trouvent dans la situation où les met une inspiration forcée, et perdent nécessairement les rapports qu'ils présentent, à l'état de repos, avec les points correspondants du tégument externe, sous lequel ils jouent, sans que celui-ci suive le même mouvement. Il résulte de là, qu'après la ponction et après l'évacuation du liquide, le thorax reprenant son amplitude normale ou à peu près normale, les côtes et les espaces intercostaux s'abaissent, tandis que le tégument ne se déplace pas. ...» Le parallélisme entre la partie cutanée et l'ouverture pleurale se trouve ainsi détruit.

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