‹ La pratique dermatologiqueChapitre 115 sur 233 · ONGLES ( MALADIES DES · texte numérisé non relu

ONGLES ( MALADIES DES

Par W. DUBREUILH.

MALADIES DES ONGLES

Etym. : ovj-, unguia , ongle.

L’étude des maladies des ongles est encore très incomplète et Irès difficile. Quoique le livre de Ileller ait bien facilité les recherches, il reste encore beaucoup d’obscurité. On rencontre encore tous les jours des lésions unguéales qu’il est impossible de diagnostiquer avec précision.

L’étude anatomique des lésions unguéales est à peine ébauchée, ce qui tient à l’impossibilité des biopsies et aux très grandes difficultés techniques que présente l’étude microscopique des ongles pris sur le cadavre. On est obligé de s’en tenir presque uniquement à l’étude clinique et ici encore on est arrêté à chaque pas. Les dermatoses connues se manifestent sur les ongles par des lésions très différentes de celles de la peau, et d’autre part nous ne savons pas encore très bien distinguer les lésions produites par les différentes dermatoses des lésions unguéales autonomes. Il faut donc d’abord étudier les altérations des ongles survenant dans le cours des dermatoses connues et qui n’en sont qu’une manifestation locale et établir ainsi leur symptomatologie, ce qui permettra de les reconnaître quand elles se montrent isolées. II faut ensuite étudier à part les maladies propres des ongles qui sont pour le moment encore moins bien connues.

LTn grand pas a été fait dans cette étude par le livre récent de Ileller ('), qui a réuni tous les documents épars. Nous ne pouvons pas dans un ouvrage comme celui-ci refaire le livre de Ileller, nous devons nous borner à décrire les affections unguéales qui paraissent suffisamment bien établies en laissai! de côté les cas douteux et mal caractérisés; les onychomycoses, qui constituent le groupe le plus net et le mieux connu, seront décrites à part. Nous suivrons la classification de Ileller, mais en négligeant toutes les maladies dans lesquelles les altérations des ongles ne sont qu’accessoires et consécutives, par exemple les traumatismes, les tumeurs de la phalange, l’ongle incarné, etc. ; un grand nombre d’entre elles sont du reste plutôt du domaine de la chirurgie.

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