‹ La pratique des maladies vénériennesChapitre 1 sur 90 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

sous ce rapport, prêté an concours tel que bien peu d'auteurs peuvent se flatter d'eu avoir reçu de pareils. Que de fois, durant celte dernière année de corrections et de refonte, ne l'ai-je pas vu accourir, m 'apportant

non seulement la traduction d'un document inédit, mais le document même, apprécié, assimilé, mis au point; document sur la valeur duquel celle élaboration préalable ne manquait jamais — après quelques franches passes à fond — d'amener entre nous l'entente la plus fructueuse pouf l'ouvrage en cours de rédaction, parfois même, oserais-je dire, pour la science.

Deuxième dette non moins légitime, et qu'il m'est aussi doux d'acquitter, envers un jeune collègue, déjà vieux classique. Concurrent émérite, lauréat académique chevronné pour son magnifique ouvrage qu'attend le titre de Thésaurus syphiligraphise,!^. Jullien possède, incessamment accrue et coordonnée, la plus enviable collection de notes, tant personnelles que de toutes parts communiquées. A l'occasion de cette troisième édition, l'ami s'est révélé non seulement en introduisant l'ami dans ce dédale de richesses, mais en lui en remettant, avec la clef, le fil.

A ces deux maîtres-zélateurs, au pur feu scientifique desquels s'est tant de fois réchauffé ce qu'on daigne nommer mon insénëscence, j'ai ici, sous Ja forme d'un >j;<\^^ de reconnaissante confiance, une grâce à demander : c'est que, si le Destin qui me guette de

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près, en accordanl i ce livre une nouvelle édition, refuse à son auteur la faveur d'j présider, ils veuillent dès i présent se considérer comme mes délégués pour la tenir au courant iln progrès vers tri idéal qui est dans l'air, dit-on, mais que j<" n'aurai su attendre.

30 novembre issit.

Les principaux chapitres originaux ajoutés .-i cette édition sonl ceux sur la Pluralité des affections l>lru~ norrhagiques ; sur les Principes du traitement spéi oi/îque d<' In syphilis; sur la Théorie de /</ syphilis /><ir génération; sur la Médecine légale ci la <h:<m!t>lnnic si/ />/t iligraph iques .

MALAIIIKS VÉNÉRIENNES

Que doit-on entendre par maladies vénériennes?

randis que celui qui en souffre sait forl bien, ue Bail que trop ce quelles sont, celui qui leur cherche une place dans le cadre uosographique a quelque peine à les définir.

Trois maladies onl reçu cette dénomination: la blennorrhagie, la chancrelle, la syphilis.

Or, pourquoi s'est-on cru autorisé à les nommer ainsi? Est-ce parce qu'elles résultent du coït?

Mais, d'une part, on les voit se propager par de tout autres voies et mécanismes. Exemples: la blennorrhagic prise dans un bain; la chancrelle par l'emploi d'objets de pansement; la syphilis entre nourrissons et nourrice-.

Et, d'autre pari, lé coi'1 esi l'occasion de propagation de maladies différentes, contagieuses elles aussi, el que néanmoins personne n'a jamais songé à appeler vénériei - : la

gale, les pediculi pubis, l'érythrasma, le j'in/riasis vcrsicolor.

Rien de plus opportun j rien de mieux justifié que ces réserves. Mais remarquons cependani que c'est là arguer d'exceptions; qu'en clinique, c'est un fait relativement rare, pour le premier cas, que l'origine extra-génitale de maladie- réputées vénériennes; rare aussi, pour le second cas, que l'origine génitale de maladies réputées mm vénériennes.

Dune, afin de concilier autant que possible l'autocratie

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