‹ La précellence du langage françoisChapitre 99 sur 183 · Le Roux de Lincy, 11,380. 10. De Remedio ainoris, 91. Le · texte numérisé non relu

Le Roux de Lincy, 11,380. 10. De Remedio ainoris, 91. Le

— Garneri Thésaurus, 308. texte donne convaluere.

DU LANGAGE FRANÇOIS. 22i

Encore ce ix, Chose veee est plus désirée *, respond totalement à ce qu'a dict ce mesme poète, Nitimur in vetitum *. J'escri ainsi, Chose veee, suivant le vieil exemplaire, auquel sont retenus les mots de l'ancien langage : car veer se disoit au lieu de veter, qui eust plus -approché de Vetare '.

Ce X, Du diable vint, au diable retourna *, convient avec ce qui fut dict par un ancien poète, Nevius, M aie parta maie dilabuntur ^ : et depuis par Ovide ainsi. Non habe eventus sordida prœda bonos ^ Mais ceste mesme sentence a esté par nos François mise en ces mots. Ce qui est venu de pille pille, s'en rêva de tire tire ^.

Cest XI, Nul bien sans peine % est ce que nous lisons en Horace, Nil sine magno vita labore dédit mortalibus •,

Ce XII, aussi. Nature ne peut mentir *°, ou, Ce que nature donne nul ne le peut oster, convient avec ce que dit le mesme poète, Naturam expel-

\. Le Roux de Lincy, H, 271. wôrter und sprichwôrtlichen

— Garneri Thésaurus, 144. — Redensartende7'RÔmef\Leipzig,

De Méry, Hist, desp?^ov., II, 260. 1890, p. 206.

Page 1