mètres. tude 6.080 mètres
Fic,26.—Éclatdeschiste Fic.27.—Éclatde schiste
siliceux sans caractè-
res d'industrie spécia- :
le. Boughouti-Daghi.
siliceux retouché sur!
un côté suivant la méthode moustiérien:
ne (?}. Boughouti- Daghi. :
Fig. 28 — Pointéen ::* amande, en schiste si-”7
liceux, retouchée sur les deux faces; type spécial qui, s'ilétait de grandes dimensions, représenterait le coup de poing classique.
3/4 G. N. Boughouli- Daghi.
Fi. 29-30. — Grattoirs en obsidienne noire; éclat primitif patiné retouché postérieurement
à sa fabrication; les retouches ne sont pas patinées. 9/10 G. N. Boughouti-Daghi.
diennes propres à la taille des instruments (1). Le grand centre de cette matière, si nous en jugeons par nos propres observations, se trouve donc dans le massif arménien. S
Ailleurs, les gisements d’obsidienne sont fort éloignés du nord del'Asie antérieure ; les plus voisins sont ceux des îles méditerranéennes (2), des volcans de l'Arabie occidentale et méridionale et de l’Abyssinie (3).
L’obsidienne d'Arménie est d’une qualité exceptionnelle, elle se présente en couches parfois épaisses de 20 et de 40 centimètres, est compacte, s'éclate aisément, fournit des lames aussi tranchantes que le verre et sa couleur varie à l’infini. Certains blocs sont transparents et à peine fumés, d’autres sont d’un noir de jais, d’autres encore transparents, mais remplis d'inclusions noires. Enfin il s’en trouve souvent composés d’un verre noir veiné de rouge ou entièrement rouge. Cette dernière substance est opaque et à première vue serait prise pour du jaspe.
Ces caractères de coloration sont très spéciaux. Aussi est-ce presque avec certitude que je puis attribuer à l’Arménie l’origine des obsidiennes qu’on rencontre à Suse, en Chaldée, au Poucht-è-Kouh, au Louristan et au Kurdistan,
dans les tells antiques. Je ne connais de l’ancien
F1G. 31. — Grattoir en obsidienne noire; éclat primitif patiné retouché postérieu rement à sa fabrication ; les retouches ne sont pas patinées. 9/10 G. N. Boughouti-Daghi.
monde aucun échantillon d’obsidienne présentant cette coloration (4). Il convient toutefois de faire quelques réserves au sujet des volcans de l’Arabie, du sud de la Perse et de l'Elam. Il se: faisait, à l’époque de la formation des tells, un important commerce d’obsidienne , tout comme dans nos pays les silex du Grand Pressigny ont été l’objet d'exportation dans tout le nord-ouest de l’Europe. Mais tous les instruments d’obsidienne qu'on rencontre dans les ruines appartiennent à des industries énéolithiques, c’est-à-dire à des temps voisins du cinquième millénaire avant notre ère. À cette époque, la Transcaucasie était probablement déjà peuplée des races qui l’habitent encore de nos jours (5), les Asianites, qui,
(1) J'ai étudié le Démavend en 1889 (Cf. Mission réduite provenait des îles grecques; elle est
scientifique en Perse, t. IIT, 1905, 1: partie. Geologie stratigraphique) et le Salavan a été examiné en 1904 par R. de Mecquenem, attaché à la Délégation en Perse (C£ Annales de la Délégation en Perse, t. I.)
(2} Candie, Santorin, Milo, etc.
(3) Je'pense que l'obsidienne employée par les
Egypliens-dans la bijoulerie el Ja slatuaire
opaque et très dillérente de celle de l'Arménie.
(4) J'ai donné au musée de Saint-Germain la série des obsidiennes de l'Alagheuz aiusi que des roches volcaniques qui accompagnent les coulées, la tout classé stratigraphiquement.
(5) Caucasiens {Géorgiens, Mingréliens, Lazes, elc.) et non Arméniens, Aryens dont la venue est récente (vire siècle av. J.-C.).
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