‹ La Prehistoire orientaleChapitre 256 sur 308 · UD V · texte numérisé non relu

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{F1c. 297. — Gravures sur les ceintures. Akthala.

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Une ceinture d'Akthala (fig. 296

chasseur de Cerfs et de Bouquetins la charrue, et une figure humaine dont nous ignorons 1

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de deux Chevaux (n° 1), un archer (n° 2), le Bouquetin (n° 3), le Chevreuil (n° 4), le Chien (n° 5), le Cheval attaché par le cou (n° 6), et des ornements

Fie. 298. — Gravures. Qala-Kent près Choucha-Khodjali (d'après R. Vmcrow).

divers, croix, swastika, etc... (n° 7 à 9), enfin des Faucons, l’un entravé (n° 1), l’autre libre (no 2).

La bordure de ces sujets est faite soit par des lignes de cabochons en

relief, soit par des bandes de spirales jointives, soit encore par d’autres motifs géométriques.

Quelques années après mes fouilles au Caucase, le professeur R. Virchow a publié (1) quelques ceintures gravées provenant de l’Orient de l’Arménie russe (Gogdaja, Qalà Kent, Khodjali) aux environs de Choucha, dansleGara Bagh, et la gravure de ces ceintures

(fig. 298) rappelle beaucoup,

avec quelques différences dans les sujets cependant, celle dont Fic. 299. — Fermoir. Akthala.

il vient d’être question; mais

bien que la technique soit absolument la même, on remarque de notables changements dans le goût. Ces deux éeoles n’appartiennent assurément pas

à un même peuple, elles sont l’œuvre

o de deux tribus différentes.

re 3 LL RSR Toutes ces gravures sont fort re-

\ . è gneo uso ale DR marquables, non seulement par l’habisaugûnoa a 4 , ‘ :

8 sans aveu She ares ‘ leté de leur exécution, mais par leur Z 2 00000 200000 : D TAaER € ET : rade ce OCE style très caractéristique. Les procédés re d'osovagoa [on de | Lol pouououoou/ou 209

qu’emploient encore les graveurs persans de nos jours sont les mêmes et la manière de figurer les animaux diffère peu. Nous retrouverons plus loin cet art si particulier dans diverses parties de la Transcaucasie et en Osséthie, de même que nous verrons à Koban des agrafes de ceinturons de cuir dont un beau spécimen nous a été fourni, dans l’Arménie russe, par la nécropole d’Akthala.

Avant d’en terminer avec la description des mobiliers funéraires du Lelwar, je dois parler d’une sépultur autochtone (2) dans laquelle le mort avait été couché sur le curieux instrument encore en usage dans toute l’Asie antérieure et que les Latins nommaient le #ribulum.

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Fic. 300. — Tribulum.

(4) R. Vircaow, Uber die Cullurgeschichtliche. (2) Cf. Mission au Caucase, 1889, L I, p. 59 Stellung des Kaukasus (Acad. Berlin, 1895, cf. fig. 18. p. 34 et pl. IV).

Agriculture. — Le tribulum (fig. 300) est un appareil composé de: deux larges planches jointives dans lesquelles on a incrusté une multitude de petits cailloux, de telle sorte qu’en trainant la face rugueuse du plateau sur des gerbes éparpillées sur une aire, on hache la paille et le grain tombe des épis. Actuellement, dans chaque village de la Transcaucasie on voit plusieurs de ces aires et, après les moissons, c’est là que trainé par des Bœufs tournant en cercle, le tribulum joue le rôle de batteuse.

Dans la tombe dont je viens de parler existaient encore des fragments de bois incrustés de petits cailloux prismatiques de basalte. J'ai recueilli

F1G. 301. — Vases de terre. Cheithan-Thagh.

ces débris avec grand soin et l’on peut les voir aujourd’hui dans ma salle du musée de Saint-Germain.

Anneaux. Monnaies. — La présence aux pieds des morts d’anneaux de bronze en quantité importante, dépassant parfois 4 kgr. 500, indiquent clairement que ces anneaux, lisses et sans ornements, n'avaient pas été mis là comme bijoux, mais bien qu'ils représentaient une valeur monétaire, et c'est cette constatation qui m’a amené à peser avec grand soin les anneaux que j'ai rencontrés; or, ils’est trouvé que tous ceux de ces anneaux qui portaient des dessins gravés étaient de poids variable alors que dans les bracelets lisses et non ornés j'ai trouvé la mine assyrienne

et ses héidions, c'est-à-dire 504 Li 900 et les multiples du sicle de 8 gr. 415.

Ges constatations sont fort importantes, elles montrent que l'influence mésopotamienne avait alors pénétré dans le Petit Caucase et permettent de Supposer que les mines de cuivre de l'Arménie fournissaient le métal à la vallée du Tigre. Il est à remarquer que les bracelets-monnaies existent dans les sépultures des deux types.

Céramique. — Les sépultures étrangères contiennent, en outre de formes spéciales et de témoignages d'une technique particulière, les

Fie. 322. — Vases de terre. Cheithan-Thagh.

mêmes vases que les tombes autochtones. Cependant, dans la plupart des nécropoles, il est fort difficile de faire la part de chacune de ces deux céramiques. Un seul cimetière, celui de Cheithan Thagh, ne renfermait que des sépultures autochtones. Je prendrai donc ses poteries comme type de la céramique indigène.

La poterie de Cheithan-Thagh (fig. 301, 302, 303), comprend plusieurs formes distinctes, peu nombreuses d’ailleurs, ce sont : les cruches ou ænochoés, les marmites et les plats dont quelques-uns sont percés d’un plus ou moins grand nombre de trous, pour former passoire.

Tous ces vases sont en terre brune ou noire, ils ont été faits au tour.

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