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Fig. 16. — Instrument de type acheuléen de la Haute-Égypte.

du Nil, tandis qu'à Toukh, à Abydos, à Kawamil et à Kom-Achim, c’est dans les ravins que les trouvailles ont été faites. Il semblerait que ces objets, primitivement disposés sur les plateaux, ont été entrainés par les

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pluies et, ne doivent leur présence dans la vallée qu’à la descente des matérlaux d’alluvions (fig. 15).

De nombreuses trouvailles, effectuées depuis 1897, ont montré qu'en Egypte les alluvions quaternaires se sont comportées comme en Europe, qu'on les rencontre par terrasses ou plutôt par marches correspondant aux divers niveaux des grandes crues des cours d’eau.

Senwenrurra (én détt., 25 mai 1907, ap. Lorrer et GaïLLARD, Faune momifiée, LIle série, 1907, p. 12 sq.) reconnait en Haute-Égypte deux époques quaternaires, ou diluvium, qu’il désigne sous le nom de Quater-

Fic, 17. — Silex de Thèbes (0.-el-Guerroud). 2/3 de la grandeur naturelle. Récoltes Henri De Morcax. \ ù

naire moyen, le premier caractérisé par Melanopsis ægyptiaca, le second par Unio Schweinfurthi, espèce éteinte, et Aetheria Cailliaudi qui vit encore dans le bahr Yousef.

C’est dans le: Quaternaire inférieur, qui forme Ia transition entre le Tertiaire et le Quaternaire, que Schweïinfurth signale des éolithes, alors que le Quaternaire moyen contient les instruments paléolithiques. Le savant allemand croit pouvoir proposer des assimilations entre les trois niveaux du diluvium égyptien et le Quaternaire de la Belgique et du Nord de la France. Il place le Quaternaire moyen d'Égypte entre notre première et notre seconde époque glaciaire.

Quant au Quaternaire supérieur égyptien il devrait, selon lui, prendre

place « au commencement de la seconde époque glaciaire, c’est-à-dire pendant l’époque caractérisée, en Europe, par la progression des glaciers ». Je cite-ces opinions de Schweinfurth, mais en faisant observer qu’elles à ne reposent pas sur des bases suffisantes pour qu’on les puisse partager, que l'existence des éolithes est problématiqueet qu’ilsemble bien imprudent de chercher des correspondances de dé- | tail entre le Quaternaire | égyptien et celui de nos pays, parce que les phénomènes qui ont produit le diluvium dans les deux régions sont complètement différents, indépendants les

uns des autres, bien qu’ap-

t Fe à : FiG. 18. — Esnèh. Collection Henri pe MorGax, au PAIE Ans meme pe: Musée de Saint-Germain. 2/3 de la grandeur nariode géologique. turelle.

Je n’entrerai pas dans le

E.. détail de toutes les recherches qui, depuis apparition de mes deux vo- | lumes de 1896 et 1897, ont été faites dans les stations paléolithiques de | l'Égypte; mais je pense intéresser le lecteur en reproduisant ici quelques passages du journal d’exploration de mon frère Henri de Morgan, alors qu’en 1908-1909 il est allé

visiter l'Égypte (1).

« Des spécimens de - types quaternuires ont été jusqu'ici recueillis sur des

points très nombreux si- Fig, 19. — Esnèh. Collection Henri De Moreax, au Musée tués depuis Le Chellal près

de Saint-Germain. 2/3 de la grandeur naturelle, d’Assouan au sud, jusqu’à Awled-Haroun au nord

de Menchyèh et vers l’ouest aux oasis. Des découvertes d'objets isolés,

(1) H. ne Moncan, Revue de l'École d'Anthropologie de Paris, 19 année, IV avril 1909, p. 131 sq.

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dont la date peut être douteuse, ont été faites plus au nord, mais la zone, la plus riche est sans contredit celle qui s’étend d'Esnèh au voisinage d'Abydos.

« C’est là que se rencontrent à la fois les stations et les ateliers qui correspondent à un des gisements naturels de silex les plus abondants de la vallée du Nil.

« Comme je l’espérais, alors que j'écrivais l’année dernière mes premières notes sur le paléolithique de la Haute-Égypte, il m'a été donné de

Fic. 20, — Pétrosilex brun (roulé). Akaba-Abou-Suraï. Récoltes Hexrr DE MorGax. Hauteur : 145 mm., largeur :90 mm., épaisseur : 33 mm. Cette pièce est remarquable par la grossièreté de son travail à grands éclats ; le profil montre un tranchant sinueux très marqué ; le talon semble avoir été employé comme marteau.

retourner l’hiver passé sur le même champ d’études; j’ai done pu compléter quelque peu mes observations. Arrivé à Luxor au commencement de décembre, jai tout d’abord visité, une fois de plus, la région montagneuse située au sud-ouest de la vallée des Reines et, contournant les ruines de Medinet-Abou, je me suis dirigé vers l’Ouadi-el-Guerroud. Des éclats de facture quaternaire se rencontrent un peu partout; les belles pièces sont rares, elles ont été ramassées par les archéologues et surtout par les indigènes qui les vendent aux touristes.J’ai cependant rencontré dans les ravins

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