LES FLEUVES
M. Pascal et les enfants passent devant le palais de la Légion d'Honneur.^ Plus loin, ils voient- la Chambre des Députés, qui correspond à la Chambre
PKEMIKRE ANNEE
des Communes à Londres. Ils traversent le pont de la Concorde. 5
Louise. La Seine est plus grande que la Tamise, n'est-ce pas ?
M. Pascal. Elle est plus longue ; mais la Tamise à Londres est bien plus large que la Seine à Paris, et bien plus importante. '°
René. Moi, je sais les noms des fleuves anglais — la Tamise, le Severn, le Snowdon . . .
Jean. C'est une montagne.
René. Eh bien, je sais les noms des fleuves français : La Seine, qui a sa source je ne sais où, 15
FiG. 33. — La Seine vue du Pont de la Concorde. (D'a/ris des photo^aphies.)
et qui débouche^ dans la Manche;* la Loire, qui prend sa source dans des montagnes quelque part, et qui se jette dans l'Océan Atlantique ; la Garonne, qui sort des Pyrénées, et qui débouche dans l'Atlantique ; enfin, le Rhône, qui a sa source ... sa 20 source . . . dans ... sa source . . .
76 PREMIÈRE ANNÉE [LXVIII
M. Pascal. Dis tout simplement une source, et finis par là ; tu auras ainsi la joie assez rare de constater un fait qui est d'une exactitude incontestable. 25 René. . . . qui a une source, qui traverse le lac de Genève, et qui enfin se jette par plusieurs embouchures^ dans la mer Méditerranée. Voilà !
M. Pascal. C'est une encyclopédie qui parle
Louise. trop !
1 M. Pascal est chevalier de la Légion d'Honneur, 36, 1. 14.
^ Gram. § 38 (iii.), Voir. ' Mot composé de dé et bouche.
* Voir la carte, p. 10.
^ Mot composé de en et bouche.