LECTURE QUATRE-VINGT-DEUX
l'entente cordiale
René. J'ai trouvé un plan pour assurer une paix perpétuelle entre la France et l'Angleterre.
M. Pascal. Tiens ! Voyons un peu ce plan.
René. C'est simple comme bonjour. Tous les 5 Français épouseront^ toutes les Anglaises, et tous les Anglais épouseront toutes les Françaises.
Mme. Pascal. En effet, c'est très simple, mais que feras-tu 2 pour empêcher les Turcs, les Espagnols, les Allemands,^ et encore d'autres de faire la guerre.*
René. Cela peut s'arranger. Cent mille ^ Turcs épouseront cent mille Françaises, cent mille Français épouseront cent mille Turques, puis cent mille Turcs épouseront cent mille Anglaises, et ainsi de suite.
Mme. p. Mais chaque Turc veut^ plusieurs femmes.
René. Eh bien, chaque Turc épousera une Anglaise, une Française, une Russe, etc.
Louise. Je ne veux pas épouser un Turc, moi ;
j'épouserai un prince russe. Il aura un château" en
Russie et une belle maison à Paris. Nous aurons
=o une automobile, et nous irons ^ chaque jour au Bois
de Boulogne^ . . .
Jean. Moi, j'épouserai une Japonaise. J'entrerai dans l'armée japonaise, je ferai 1° des choses . .
Louise. Quelles choses ?
,5 Jean. Mais, des choses . . . toutes sortes de choses . . . enfin . . .
René. Moi, j'épouserai une femme arabe. J'aurai une tente au milieu du désert. Je serai un grand