‹ La première cause, ou, Le jeune avocat (volume 2)Chapitre 24 sur 27 · SCENE XVIII · texte numérisé non relu

SCENE XVIII

Les mêmes , LAURENT (*).

LAURÉAT, tout essou-ffîc.

Où est-il... où est-il?... M. Duclos!... madame!...

DUCLOS

Quoi donc? encore quelque catastrophe?

LAUREKT.

Une catastrophe I au contraire.

DUCLOS et LADY.ÉVELYN.

Comment ?

LAUREKT.

Ah! j'ai tant couru... J-.aissez-moile temps de... Ah! dami... Je n'ai plus mes poumons d'il y a....

DUCLOS

Enfin... mon iils...

LAUREKT.

Yotre fils!... Un plaidoyer d'une vigueur, d'un éclat... Une sensation générale... Ah! monsieur... où étiez-vous ! DLCLOS , essuyant ses yeux.

Il se pourrait !

LADY ÉYELYK , à part.

Je tremble.

LAUREKT.

Au point , qu'après sa péroraison tous les avocats l'ont entouré , en le félicitant; et que sir Arthur lui-même n'a pas permis au sien de répliquer, sans doute par dépit, et parce qu'il voyait bien que madame allait gagner.

DUCLOS

Mon pauvre fils î

LADY ÉVELYK.

Quel malheur !

(*) Laurent, Duclos, lady Evclyii.

HeimI...

DUCLOS

Comment? comment, quel malheur? Ah! ça, madame, c'est aussi par trop fort , et à la fin vous me ferez sortir de mon caractère... Vous apportez à mon fils la cause la plus épineuse ; il en tire des ressources incroyables , et vous ne A'oulez pas qu'il la plaide... Je crains un moment que des distractions ne la lui fassent perdre ; et vous dites que vous êtes contente !... Il la gagne , et vous vous écriez : Quel malheur ! Non, on n'a jamais porté l'anijnosité jusque là. Quel mal vous a-t-il fait, ce cher enfant? pourquoi ètes-vous son ennemie ?

LADY ÉVELYN.

Monsieur.

DUCLOS

Oui, madame, oui, son ennemie à mort.

LADY ÉVELYN , tressaillant.

A mort... Ah 1 ce mot... Le temps s'écoule... Quel moyen? Si j'essayais... Oui... ce sacrifice... {A Laurent.) Monsieur...

LAURENT , Stupéfait.

Eh bien I madame.

LADY ÉYELYN., allant au bureau à gauche.

Air : Dans ce castel.

Non, attendez... C'est mon cœur qui m'inspire, Et ses conseils seront en tout suivis.

nucLos.

Que voulez-vous?

tADT EVELYN, écrivant..

Ce mot seul doit suffire.

nncLos.

Et pourquoi donc ?

lADY EVELYW.

Pour sauver votre fils.

nrcLos.

Mon fils!... O ciel!

LADY EVELTS, À Laurent.

Partez , je vous supplie. . .

Craintes, espoir, et vains ménagemens, J'abjure tout pour conserver sa vie.

LAURENT

Moi , je reprends mes jambes de vingt ans.

De votre fils , pour conserver la vie ,

Oui , je reprends mes jambes de vingt ans.

LADY ÉYELYN, lui donnant son billet.

Pour sir Arthur... Cherchez-le... suivez-le partout.

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