A PRISE DK HA VA Y
tioii de se porter k Maiilde avec les troupes de Famars. Annonçant liii-mêinecet événement an ministre, Lafayetto écrivait à Lajard, de son camp deRimogne ', le 17 an soir, que Dinnoiu'iez c» avoit pris les mesures et occupé les postes qui pouvoient le mieux contribuer à la déiense"-Mu camp de Maulde ». 11 approuvait donc linitialive do son lieutenant et la Taisait sienne par son approbation. Mais cotte conununauté de vues ne devait point durer longtemps. Effectivement, (piaud, le surlendemain, Dumouriez, apprenant à Lara^ette la prise de Bavay, lui eut l'ait counaitre (pTil se croyait autorisé à appeler ii Maulde un certain nombre; de bataillons empruntés aux garnisons voisines, le commandant de larmée du Nord commença à tnjuver que son lieutenant tranchait nu peu trop du général en chef et dépassait l'initiative permise à un subalterne. Toutefois, il ne voulut prendre aucune mesure de sévérité vis-à-vis d'mi officier général qui n'était qu'accidentellement sous ses ordres, et il se contenta de signaler le fait au maréclial Luckner, en lui envoyant, avec les dépêches de Dumouriez, le billet suivant :
« J'envoie à M. le maréchal Luckner une lettre que je reçois k l'instant de M. Dumouriez, par laquelle il pai'ait que ce lieutenant général arrange une cam})agiie k sa façon. J'imagine que M. le maréchal lui aura envoyé des ordres et je le prie de me renvoyer cette lettre quand il en aura })ris lecture.
« Au camp de Villers-le-liniid, l'an IV* ilc la libcrlc.
Le (jénéial il'arméc,
« Lafayette-'. »