CHAPITRE IV
Dans quelles circonstances la question juive fut introduite devant l'Assemblée nationale (août à décembre 1789] .
I. Des considérations présentées au lecteur dans le chapitre précédent, on passe au détail des faits, p. 93-95. — II. Ouverture des Etats généraux: Une députation juive, venue d'Alsace, de Lorraine et des Trois-Évêchés, en instance aujirés de l'Assemblée nationale. Première tentative, mais qui ne réussit pas, pour introduire la question juive devant l'Assemblée au moment le plus laborieux et le plus critique de l'année 1789 : le curé Grégoire mène l'entreprise, p. 95-102, — III. Impatience, chez un certain nombre de juifs, d'être reconnus comme citoyens. xMotifs de
cette impatience : 1» les colères amoncelées de l'Alsace ; 2° la poche au fiel chez les juifs non moins que chez les roturiers et les vilains, p. 103-112. — IV, Nouveau plan : les juifs de Paris prennent l'initiative. S'appuyant sur la Déclaration des droits de l'homme, ils réclament le titre de citoyens, comme étant honmies irréprochables: et les juifs d'Alsace, pour l'obtenir également, promettent aux Alsaciens de ressembler aux juifs de Paris. Ce plan ne réussit pas, p. 112-117. — V. Ladéputalion juive, après avoir langui plusieurs mois, est introduite à la barre de l'Assemblée pour présenter sa requête, le 14 août (avaut-derniére séance de l'Assemblée à Versailles). Il est accordé que l'affaire des juifs sera examinée dans le cours de la session, p. 117-119. — VI. Introduction officielle de la question de l'affranchissement du peuple juif, la veille de Noël (le l'année 1789. On demande à la fois les droits civils pour les juifs, les protestants, les comédiens', le bourreau. Réflexions sur la rencontre singulière, à la barre de l'Assemblée, des juifs et du bourreau, la croix et la guillotine, p. 120-128. — VII. Robespierre appuie la réhabilitation proposée des juifs et du bourreau. Lfs historiens Israélites, dans leurs récits de cette séance, ont tous omis la funèbre coïncidence. Motif probable de cette omission. L'Assemblée nationale réhabilite l'exécuteur des hautes-œuvres, mais pas les juifs , l'examen de leur sort est ajourné. Colère du journal le Courrier de Paris, p, 128-132.