CHAPITRE II
Ce qui restait de la belle organisation des nations à la veille de la Révolution et de l'Empire.
I. Beaux restes, mais attristants. Une partie des nations est à peu près sortie de l’enchâssure du royaume de Dieu, par le protestantisme, p. 153. — II. Missions civilisatrices de l’Europe interrompues au loin, ou considérablement amoindries, p. 155. — III. L’autorité royale s’est gravement compromise : la caverne de la pythonisse d’Endor reparue dans l’histoire des monarchies, p. 158. — IV. Cependant le xvme siècle présente encore ce consolant spectacle : le royaume de Dieu lié aux royaumes de la terre. Mélancolie du royaume de Dieu à l’approche de la rupture, p. 163. — V. La Révolution de 1789, comme un tonnerre d’orgueil, annonce la cessation de cet antique état de choses, et elle lègue au siècle suivant la réalisation de cet affligeant programme : le royaume de Dieu sans les royaumes de la terre, et les royaumes de la terre sans le royaume de Dieu. Les juifs, seuls, gagneront à la séparation, p. 167.