‹ La presse de 1848Chapitre 47 sur 118 · Le garde mobile, journal illustré · texte numérisé non relu

Le garde mobile, journal illustré

— Où est donc l'enthousiasme des premiers jours? Qu'est devenu cet engouement, cette fureur d'admiration pour la garde mobile? Vanité des vanités; rien ne reste, et peut-être aujourd'hui serons-nous obligés de défendre cette armée d'enfonts, ces soldats de quinze ans, contre la réaction dont ils sont l'objet. Oui, ils se sont bien conduits, mais c'est parce qu'ils avaient été attaqués; ils ont vaillamment combattu pour l'ordre, parce qu'ils ne savaient pas pourquoi ils se battaient, et qu'ils ne pouvaient pas ne pas se battre. Quiconque a vu nos soldats pendant les sanglantes journées de juin, quiconque a vu

toi

BULLETIN DfiCENSURK.

Tannée, notre bràvô frotipe de ligne, s'avancer froidement, silencieusement, avec le plus grand ordre et le plfl's grand courage, au devant des bamcades, doit comprendre totït ce qu'il y avait de ridicule dans Tadnriralion exagérée des premiers jours pour fa garde mobile, et tout ce qu'il y aurait d'injuste aujourd'hui k nier son ccrtrrage.

Le Gardé inobilë ^ oli ie prévoit assez, était ûii journal insignifiant, ne représentant rien, ne disant rien. Ceux qui désirent des renseignements sur ce corps, doivent lire YHislùirê de la Garde mobile, par it. Alphonse fialle^dier.

â^O— P. La voix dd VEUVtt Journal politique, Gératit : Démofla. Rue Croix des Petits- Champs, 53. — Feuille modérée, mais nulle, sortie de rittiprîmërîe de J. Frey, qui en a publié beaucoup de sertiblables. Nous y trouvons cette phrase :

« Si le peuple, ce peuplé qui ne demande qu'au travail le pain de chaque jour, avait été moins souvent trompé par des promesses impossibles à réaliser ; si, pour augmenter ses déceptions et le faire tomber dans le désespoir, oii ne lui avait pas menti sous toutes les formes et dans toutes les langues, le sang n'aurait pas coulé dans les rues de la ville, qui la première avait éciit sur sa bannière ce rnot de Fraternité dont la plus petite application serait la plus glorieuse coriqùête de notre République, au profit de l'humanité toiit entière. *>

524. — La vraie raie publique. Stupide et hisigniÛant ; canard que nous citons pour ne rien omettre.

13 Août,

522 ^ P. CffRÔNtQOE PAlilStENNE et départementale. — Ce journal avoué qU'H tî'est ni le soutien d'nii dfdpèau ni le teprésentant â^ufi prititîipè ; sori but est dfe faire Ufi mémorial qui ernbtatiéè t&fUéë les hoiivélles de Paris H de la FraUce, C'est pouf cela sails doute qu'il devait pÉÉraiti^ë dèlti foi* par semaine eh une feuille petit îri-*^ Gérant : Richard. Cdlfaborateur : Adolphe Gtify.

21 Août,

525. ^ 8. L'wiKïcm tm t^mtSi par M»*» Désiré GâJ et leafin^ Déroiô. -^ Ce joiiWal devait pattiîtfê quatl^ fbis pt indis sous différents litres. NcfUS avons déjà parlé de cette pùblîcalioii meùsuelle dé la Société d'éducation Tnutuelle des fèmrfi&â.

U Ao^,

324 -« P. La boocrb db fer, pampldei politique et quotidien. Rédacteur en ôlief : Alphonse de Calonne. Administrateur : M. Magne. Rue de la Chaussée-d'Antin, 24. j- Cette feuille est une protestation des rédacteurs du Lampion contre le décret qui frappe leur journal d'interdit.

325 — S. La bouché d'aCier , pamphlet âémbcratique. Rédacteur en chef : Alfred de Bassignac Rue Vivienrie, 2 bis. — Lé Boucht de fer ayant été étouffée six hefures açrès son apparition, la Bouche d'acier vint prendre sa place. Collâboniteurs : Alfred Mofrbrîal, Armand Cornet, Claude Genoux. Vold un extrait de h Bouché d'acier :

« Paris n'est plus îfloiftdê de Cette clarté raoriarchique qui sortait chaque soir de la rue Favart.... Le iMmpion, après utie courte résurrection^ vient encore de s'éteindre. La Bouche de fèr M succède; hélas î c'est encore pour

mourir î Ce n'est pa^ avoir vécu que mourir

après six heures d'existence Toutes les opinions se trohvetit également frappées par le pouvoir émané de l'état de i^ége.

(f Ld Bouche d'atiet^ tel est le titï'e de notre jdurnaii , éprouvera-t-èlle le mêffife sort que sa steitf aînée, la Bbuche de fbr? Noti« ne saurions te dire." NotfS riôus profposorfs néanmoins dé tivre, car naos avons èti nous les éléftients d'une longue existence

À Que toùlons-tious donc?

(( Nous voulons C6 que lé prolétaire réclantc depuis si longtemps ; le programme des travailleurs est connu , févl^r' l'a mis au grand jour ; ce pfdgramittè est le ftôtrë, et nous le défendrofts avec toute l'énergie, avec tout le courage dont la ftftture ndus a doués.

« L'heure des améliOrallOfts sociales a sonné; on a beau s'abuser, s'avedglèf< riért ne pourra s'opposer à l'humanité qUi marche, au progrès qui s'avance.... Depuis la révolution de février, leB masses sont plus éclairées sur leurs besoins, sur leurs Intérêts. Le socialisme est leur point de mire; eHes le considèrent tomme leur salut..;.

* Ld Bouché d'Acier, loin de' continuer la politique des rédacteurs de la Bouche de Fer, la combattra, au contraire ; l'une a les yeux dans l'avenir.... l'autre regarde un passé qui n'est plus et qui iie peut plus être.

«Za Bouche de Fer était l'organe d'une illusion morte... ; les transfuges d« Goblentz, les

RÉVUÉ t)ÈS JOURMtX.

loâ

cotirtisaps de Gorîtz petdeirt teuf tetrips à des aspirations généreuses pour leur cher Henri- Dieudonné, etc. »

Fin août.

326. — Lb peuple constituant, la république du Um êen». Grossière et insignifiante spéculation du âeur Alexandre Pierre, rue des Noyers, 27. Le Peuple ConsHluant de M. de Lamennais avait cessé de paraître ; on crut, en prenant son titre, obtenir qnelqne succès. Car nard modéré, mais nul. Un numéro.

327. — La mère mim^h, gaseile de» vieilles portières^ rue Croix-des-Petits-Champs, 53.

Directeur : Frédéric Démonret. Feuille stupide.

Nous et dirons autant de son mari,

Page 1