La TRiBUNBy jowmai des beauX'arU
paraissant tous les dimanches. 7* année, rue des Petites-Ecuries, 47. Godefroi, administrateur; rédacteur en chef: Ludovic de Maraay.
Publication devenue politique après février.
416. — Là presse du dimànchb, rue Coq- Héron, 3. 2« année. Gérant : A. Dumont. — S'est Tendue quelquefois dans les rues.
417. — Lb progrès social, organe des idéee napoléoniennes et des iniéréis populaires^ pa* raissant une fois par mois, place de la Bourse, 15. Propriétaire-gérant : Hamel. — - Le numéro spécimen est un appel en faveur de Louis-Napoléon.
418. •— Le pats, revue du pewple^ politiqu€y littéraire^ industrielle et agricole. Rue Vanneau, 38. Directeur-gérant : Hippolyte Cocheris; collaborateurs : A. de Kervegen, Ch.
Dupressoir. —Cette feuille illustrée était une spéculation en faveur de la candidature de M. Louis-Napoléon.
Le 25 décembre, nous avons vu le spécimen d'un journal quotidien s'appelant aussi :
419. — Le pats, organe des volontés de la France. — Feuille d'un républicanisme douteux, vague et sans importance Bureaux, rue Montmartre, 11; rédacteurenchef :Ëd. Alletz; gérant : de Douville. !•' numéro, 1®^ janvier.
420. — Le persifflbur, journal mensuel de la république dérnocralique et sociale. Rédacteur en chef : Laroche, quai Pelletier, 56. — Cette feuille du 14 décembre est absurde, quoique écrite en patois inintelligible.
421. — Lezêphir, bagatelle à la main dédiée aux darnes^ rue Saint-Louis, 21. — Ce journal, ayant la forme et Futilité d'un écran, est de la fin de 1847. Depuis on a publié :
42^. — L'ÉVENTAIL RfiPUBLiCAm, joumol des DameSy boulevard du Temple, 90. Rédacteur : Christian. — V Eventail n'est qu'une copie dixZéphir; même dessin, même vignette, même forme, même inutilité; il avait trois abonnés dont il a pris soin de léguer les noms à la postérité reconnaissante :
M. Gâloup, avocat, officier de l'Université, rued'Ulm,22;
M. Jules Lamarque, homme de lettres, auteur d^une révolution française ^ rue Dau** phine, 17 ;
M. Delarue, propriétaire, rue de l'Echiquier, 15 et 17.
Collaborateurs : Jules Latier et Jules Lamarque.
Ce journal contient le programme des théâtres du 1" avril; il a la forme d'un éventail, imprimé sur papier très-fort, dentelé et destiné à recevoir un manche. Il est double et s'ouvre comma un journal ordinaire.
Les abonnés étaient rares, mais il était devenu plus rare encore que ses abonnés. Les canardiers, pour exploiter les collectionneurs, ont pubhé une feuille de théâtre tout-à-fait insignifiante, appelée t Eventail. Elle ne ressemble que par sa nullité à celle dont nous parlons.
423. — Le laboureur, journal politique de Vagricidlure et des campagnes^ rue des Fossés- Montmartre, 6. Rédacteur-gérant : Fedîx. — Spéculation en faveur de la candidature de M. Louis-Napoléon.
424. — Journal du tribunal de commerce et de la bourse, — Rue Monthabor, 9, Gérant : A. Conchy, N° 2, du 4 décembre.
425. — Le bossu, journal satirique français publié à Londres. 103, Fleet Street.
Hebdomadaire, le n<> 8 est du 11 novembre.
Le Croque-Mort de la presse prétend que ce journal est rédigé par le citoyen Lucien de la Hodde dont on connaît les nombreuses infortunes après février et la fuite à Londres. M. de la Hodde avait à la fois et jusque pendant la lutte servi et trahi les deux partis, la police et la r^forme qui le payaient toutes deux, Tune comm^ agent, l'autre comme gens de lettres; nous renvoyons le lecteur aux mémoires de Caussidière pour plus amples renseignements sur ce citoyen. Il y trouvera aussi des révélations curieuses sur le nommé Charles Marchai dont nous avons parlé plusieurs fois. Voici comment s'exprime le citoyen Caussidière :
a Un des plus effrontés,' Charles Marchai, arrêté après les événements du 15 mai, se fit conduire chez M. Crémieux et fut relâché lorsqi^l eut décliné sa qualité de mouchard. H se promenait toujours dans la salle des Pas-Perdus, s'introduisant famiHèrement dans toutes les conversations.
c< Un jour il m'accosta pour causer. — Vous êtes Charles Marchai, lui dis-je? — Oui répondit-il. —Vous êtes le n" 580 ; débarrassez-moi de votre présence.
ti Je prévins M. de Larochejaquelein, quelques jours après, des fonctions de cet estiniable ci«> toyen, qui cherchait à le moutonner.
tt Sous Louis-Philippe, Charles Marchai avait offert ses .services a M« Oelessert, alors préfet
de police; â demandait un millioD pour âner le duc de Bordeaux.
« Tai de rédncation, écrivait-iL, et dn liant; « je me présenterai à lai avec an grand train, « avec an luxe aristocratiqne, et je finirai par « pénétrer dans son intinitté. Le tiasanl et mon « courage feront le reste. »
«Je lus, en marge de cette lettre, Papostille suivante de la main de M. Delessert. « Si ce « misérable reproduit sa demande, mettez-le « en arrestation. »
«( Si je fais cette révélation, c'est que Charles Marchai avait eu Timpudence de solliciter Temploi de secrétaire à la Préfecture, et de demander à r Assemblée nationale une pension, comme ancien détenu politique ayant rendu des services à la cause républicaine. Effectivement, il a été condamné à la prison pour une brochure contre Louis-Philippe, et son procès révéla qu^il était à la solde de la cour. Cette attaque inqualifiable contre son royal protecteur avait été déterminée par le refus d'aune somme dVgent. »
426. — Les petits livres rouges de la science politique, démocratique et sociale par un ami du peuple. Le premier numéro de ce recueil qui doit en avoir douze, est consacré à prouver que la France est démocrate; il est assez bien fait quoique socialiste et démagogue. Sans nom, sans date, sans signature. Au bureau, cité Trévise, 16 bis,
427. — La paroisse, moniteur des églises^ du 24 décembre, hebdomadaire; rue Saint-André-des-Arts, 59. Gérant : Ch. Letoumel. — Ce journal assez insignifiant promet de ne pas 8*oocaper de politique, nous verrons bien s'il tient parole ; rédacteur du feuilleton : Prosper Léotard.
428. — La LAKTERifE, journal démocratique e^ocial des écoles. C'est je crois la résurrection de la Lanterne du quartier latin. Rédacteur : Antonio Watripon, S5, rue de FÊcole-de-Médecine. Le numéro que nous avons sous les yeux donne le compte-rendu du banquet démocratique et social des écoles ; c'est de la démagogie et de rineptie toutes pures. Il contient des lettres de Barbes, Raspail, Albert, Louis Blanc, Caussidière, Flotte, George Sand, Adèle Esquiros; toasts de: Colins, Yinçard, Grauthier, Proudhon, Ledru-Rollin, Félix Pyat, Morhéry, représentants du peuple; de: Babut, Pégaurié, Httbart, Paul Justus, Samazeuilh, Fonvielle, Redon, Avrillon, Lévy, Dallidet, Watripon, etc.;
BOLLETIH Wt CENSURE.
poésies de .'Pierre Dupont, Lachambaudie, André Lemoyne, Bongarre.
Tout cela ne vaut pas :
429. — Le POT aux roses, joumof m^nsud^ me Coquille, 15. M. Blavé, rédacteur-gérant.
Feudle socialiste et mal laite.
430. — Le croqur-hort m la presse qui enregistre tous les journaux morts ou vivants, depuis février. Cest le travail le plus complet et le mieux fiût, après le nôtre, je crois. Les renseigaeraents qu^il dimne sont exacts et pris avec soin, n n'a pas enre^stré tous les journaux publiés sttt à Paris, soit dans les départements, mais il en signale beaucoup. Nous recommandoDs cette publication aux collectionneurs ; c'est k seule jusqu'ici qui dise avoir vu.
431. La guillotine, la vraie guttlotine, celle dont parie M. Baucbart dans son rapport, et qui contenait une liste de proscriptions et de décapitations. — La police, avertie à temps, aurait arrêté, dit-on, la disttibution de cet honmêu jouinal.
432. — Revue uhiversells, journal de la po- Utiqne, de la litlérature , des arts , des sciences et des tribunaux. 20 mars 1S4S, in-8«. Rédac* teurs : Charles Tissot, Pierre Ducange, Paturie, Rennepont, Jacque, Omano, Pauline Sydn«is.
— Petite revue plekie de bonnes intentions et de mauvaises dioses. Rue de Surène, 29.
433. — L'ficoLE POLITIQUE DU PEUPLE, journal des travailleurs des villes et des campagnes; mensuel. Décembre. Palais-National, 148. Gérant : Meunier (sans doute Louis-Arsène Meunier, que nous connaissons déjà). Il y a un article signé C. A. C, et un extrait d'une brochure inédite du citoyen Ddasiauve. — Bonnes intentions aussi, mais trop de république. Ce journal voit les causes de tous nos maux dans l'ignorance, et il a bien un peu raison; s'il disait l'ignorance et l'immcM^lité, nous serions tout-à-iait de son avis. Mais il n'ose pas avouer que le peuple est corrompu put^e que son rédacteur est légèrement socialiste. Encore un qui ne fera jamais ni grand bien, ni grand mal. Passons.
434. — Le PASSE-TEMPS, revue critique illustrée des moeurs, des arts et de la littérature. Quelques numéros en novembre. Rue Sainte-Apolline, 6. Rédacteur-propriétaire-gérant : Florentin Lefîls. — Que voulez-vous dire d'un journal qui s'appelle le Passe-Temps^ et quineconti«it absolument rien, surtout si comme moi vous connaissez l'auteur pour un brave et bon-
HBTCE MES JOIBHÂDl.
ngte taBEHatte na^pli de Taislîttératieiir?
43^ — Is TtikWàMLAFgWLàJKcmi. — Enâo TQÎCi i^enir les «teialifitefi cpie je cberehais d^œs si inBÇtwBpB ; François Vidal^ AlplioiiBe TmaasoeL, Victor Menmer, Léqiold Graffîn, Pierre Vis* çard, teHS firatestante de Fécale de Foarier, phidanstâôens fm, ap^ès avoir BSvigEié trqp aor la mer de fimciBade ^faseiiBe , à «nx sfiiâs me petite é^iae dont ils BerflDt Isb piètres et les flervaate, les sacrffîcateBnB et les lôctBoes. La IVwmuI «ffirancM est na joumai sodaliafce bebdonadaire qui païai^ le7 jani^ 1^49. Il àBwmàm mensuel dans fnelfue taaD|is, ^ Tanaée preohaiBe on n^en entendra pins parier; c'est pow oela que ness TenregiÂtrfffiB idu làupossoi : roe des Saints-PèTM, l€;^Faiit:LéâpeidGra&L.
ki s'arrÊte setre liste. Mes en rédigeant la table des natières, BOBS «mrai» sans donle teuconp d'enhKs à réparer. La plupart des pabJications qoBL voit snivi^ n'aweBt pas é^ portées par Bflos dans ks jm w n m u c^ parce qn'^leB ae nons paraisaneBt pas en viden* la peise^eii putse qn'elleB sont â*B&e périodiGilé do^eose^ Cependant M. iteiigier les ayant int ^eairer dans sa Gf^ectian, Tune des ftes complètes qae nons ayons fBuillelées, usas croyaBs devair Fmiiter et fiiire proter nos ledeors des préoieax ranseignemeots qa'à a Ineo ^uia nons cenmmmqner. Us se joindroBl; ainsi à nous prar remer* cierte aélé coAectionaeBr de fiiUigeance wai* ment pins qne F^sddicaiBe ^ fealeraelle avec lesquelles ii boqs a perans de fouiller et de coosn^ ses ricbesses liibiiQgnK^ifue&
436. — A^soGULTtom LomisfE, on EmtbrigaâemetU mand de 4a mtiéié, par Pinle^ fondaftenr dn libertisme, â*ère aine des «royants. Ane èa Manâié-Samt-Honoré, iâ. Du 29 septembre. — Le fto-tiame est mie sorte de religion du bon sens à Faide de laquelle ^ dit Fauteur, tout despflftisme et toute aaardtie sont désormais impeanbles. Abl qui neus dâivrera du despotisme de Fignoranoe et de Fanarciiie des sots?
437. — Albob BiB fmswwaoÊi^ paraissaMt tans les jours. Gfaea Maur, rue dn Jardinet, 8. Deux numéros.
4% — VàFtoQDE FMABÇâifiB, jomiial des intérâte politiques et civils de FAlgéhe. Trais fois par semrâie. Gérant : M. Ibmtagne père.
- 439L— ABASiBflocuiJBHB,pamplilet^par
Defafvf iAêL C^m» Pinftiaii, me Transnonam, i&
440. — L'atenie EfiPCBUCJLni^ joumai des ialéràts démocratiques; liberté, ordre, émancipatifHi, progrès. Passage des Panoramas, galerie MoBteartre, 16. Prospectus seulement (cité par le Cr^qme-Mmt de ia preste. — Douteux).
44i. — Vax mil huit cent qga&aiïtehioit^ paoaw hislarifue en douae chante, par Marc- Emile Beverchon, dessins de Gb. Mettais. Deux Miraisons publiées en novembre.
4lâL — Les AiViCBES n£piJH.K:AiNEfi ont d'abord paru en livraisons périodiques. On les a ensuite réunies en on &rt volume compacte , produisit la plupart des affîcbes qui ont été placardées dans Paris depuis la catastrophe de février.
Abgot et JAncoir des /Ebm$. — Quoique les collectionneurs aient cru devoir introduire ce canard dans les oollectiotts, nous n'en persis^ tOBS pas mçÀDS à le repousser. Cette feuille, imprimée d'mi.seul côté, contient &i six colonnes le vocabulaire des prisons , que M. Alexandre Pierre venait d^aller étudier sur les lieux.
443. — Bulletin be cbrsdbï, index français. — Nous le mentionnons ici, parce qu^'il es( devenu une revue critique et raisonnée des ouvrages socialistes. Nous n^avons pas besoin de le recommander à nos lecteurs; cette revue des journaux publiés depuis février fera, nous Fesrpérons, son éloge et son succès.
444. — Bulletin bes lois de îaSépublique fr&mçaise. — C'eâ Fancien BfdleUn officiel des Lois. A Ftmprimerie natienale.
445. — I^ CAUCBEHAB dos kitrigauts pslitiqaes, revue mensuelle, critique et philosophique, par J.-B.-H. Munier.
446. — La casquette bu pèbe wjostam^ pamphlet socialiste, par Alfred de Basâgnac.
Bue Messse, 7.