‹ La pression barométriqueChapitre 65 sur 191 · CO¬ CO · texte numérisé non relu

CO¬ CO

XXXVl. — Cloche de 5i,2.

Ramené à 47“ de pression. Fermé robinets à 2i*. Mort à 3** 53. A vécu l'’35*", dans une capacité équivalente à 2“; soit, par litre, 57*".

A 4**, terapér. rectale 27°.

Air mortel : O 5,5 ; CO® 12,4.

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Expérience XXXVII. — 18 mars. Pression 76°.

Moineau franc, mis à l‘*,45“ sous cloche de 5*,2. La pression est amenée à 58°. Mort à 5*'15“. Quelques taches dans le diploë crânien, à la région occipitale. A vécu 1**50“ dans la valeur de l',6 d’air, soit par litre, 56 minutes.

.4ir mortel O 8,2 ; CO® 11,6.

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J’ai rendu compte, à dessein, dans les pages qui précèdent, d’un grand nombre d’expériences, afin de montrer ce qu’il y a d’indéfiniment variable dans les phénomènes, et en même temps ce qui se dégage de général de cette variété qui défie à la fois les moyennes illusoires et la prétendue précision des décimales. A coup sûr, lorsqu’un moineau meurt sous une cloche à une certaine pression, l’air de cette cloche a une composition que les méthodes les plus perfectionnées de la chimie moderne pourraient peut-être permettre de déterminer à un dix-millième près. Mais de quoi servirait cette précision, alors que nos expériences nous montrent qu’un autre moineau, en tout semblable au premier, placé dans des conditions en apparence identiques, meurt avec une composition de l’air ambiant qui peut différer de la première de 4 ou 5 dixièmes d’oxygène ou d’acide carbonique, ou même plus? Mieux vaut évidemment multiplier les expériences pour tâcher de trouver l’explication de ces différences, et s’en tenir aux méthodes d’analyse commodes qui permettent d’agir rapidement.

Mais le comble de l’absurde, et c’est malheureusement ce qui se trouve assez souvent dans les travaux allemands, est de prétendre donner à ces dernières méthodes une apparence de précision qu’elles ne comportent pas, en poussant les calculs jusqu’aux 2^" et 5“ décimales, en s’en rapportant même à la table de logarithmes pour en obtenir davantage. Ce

EXPÉRIE>'CES.

charlatanisme des décimales, qui amène à donner comme exacts les millièmes dans un nombre faux dès les unités, est un des trompe-l’œil dont il faut le plus se méfier. Précisons notre critique, en l’appliquant au cas présent.

Supposons, dans un tube gradué en dixièmes de centimètres cubes, renversé sur la cuve à mercure, notre mélange gazeux habituel d’azote, d’oxygène et d’acide carbonique. Pour éviter d’avoir à tenir compte dans la première visée d’un ménisque mercuriel convexe, et dans les deux autres d’un ménisque aqueux concave, j’introduis d’abord dans le tube quelques gouttes d’eau pure, et je cherche à déterminer le niveau. Or, en admettant prises les plus grandes précautions, il est impossible d’apprécier, avec une approximation plus grande que un demi-dixième, la hauteur de la colonne liquide. Supposons que j’aie trouvé qu’elle affleure entre 2o“,o et 2o'%4; mais je ne puis savoir s’il s’agit de 25“,52 ou de 25“,d7 par exemple. J’ajoute maintenant la potasse, j’agite vigoureusement, à plusieurs reprises, et je plonge à nouveau le tube dans le mercure pour le ramener à la température primitive. Je suppose encore tout au mieux : le niveau actuel sera, par exemple, entre 20"%2 et 20“,3, et j’ai à choisir entre 20“,23 et 20“,28. Il aura donc disparu, suivant que je prendrai plus ou moins haut mon niveau de ménisque, — et l’on sait combien la visée est difficile pour un liquide incolore, sans parler de ceci, que le ménisque de l’eau pure, dans un tube nécessairement un peu sale, n’est pas le même que le ménisque de l’eau potassée qui mouille parfaitement le verre, — il aura donc disparu, sur une quantité moyenne de 25“,3o, soit o“,04, soit 5“,14 d’acide carbonique, ce qui donne, pour la composition centésimale : dans le premier cas 25,55: 100=5“,04: aî = 19“,88; dans le second, 25,55: 100=5“, 14:a;=20“,27. C’est-à-dire, sans tenir compte de la cause d’erreur due à l’opération elle-même, et qui, ici, agit sur la seconde décimale, que mon analyse, si bien faite qu’elle puisse être par la méthode volumétrique, m’expose à une erreur qui peut aller dans le cas particulier actuel jusqu’à 20,27 -—

19, 88=0"% 59. En d’autres termes, la première décimale peut et doit, dans la rapidité nécessaire des analyses, être constamment faussée.

C’est avec cette préoccupation qu’il convient d’envisager tous les résultats de nos analyses ; et, ceci étant considéré, personne ne me reprochera de m’être prudemment arrêté à ce chiffre qui indique juste le degré de précision que l’on peut attendre de cette méthode volumétrique d’analyse, pas plus qu’on ne me reprochera de ne pas avoir employé d’autres méthodes, alors que les différences expérimentales, dont nous ne sommes pas maîtres, sont au moins du même ordre, ainsi que je l’ai dit plus haut.

Ces réserves faites, examinons les résultats des expériences que, pour abréger une lecture fastidieuse, j’ai groupées en un tableau d’ensemble en les disposant suivant l’ordre des pressions.

Si l’on examine la colonne 8, qui indique la proportion d’oxygène restant dans l’air devenu irrespirable, on voit que les chiffres qu’elle contient vont en augmentant au fur et à mesure que la pression diminue. Cette règle souffre cependant d’apparentes exceptions que révèle le tableau. Mais si l’on veut considérer les résultats que donnent les analyses d’air devenu mortel faites à la même pression, on voit que les exceptions signalées sont du même ordre que les différences qui séparaient les résultats de ces analyses. Ainsi, à la pression normale, la proportion d’oxygène restant a oscillé entre 3 et 4,2 pour 100; de même, à 24%2, nous k voyons osciller entre 11,6 et 15,7.

Le sens général du phénomène se modtre avec bien plus de netteté encore dans la courbe représentée en O, figure 17. Ici les pressions sont mesurées sur l’axe des abscisses, en ordre croissant, et les quantités d’oxygène sont portées sur celui des ordonnées. Nous verrons tout à l’heure que cette courbe, si on fait abstraction des petites irrégularités dont nous avons parlé, répond à une définition géométrique précise, et n’est autre chose qu’une branche d’hyperbole.

La proportion de l’acide carbonique produit suit tout

EXPÉR1E^■CES.

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