LIV. — Semblable. Cloche de V
Commencé à3*'18“; à 3*^20“, dépression de 33°, pas d’agitation; à 3‘*27“, 51° de dépression, vomit ; à 3^ 28“, pression réelle 22°. Fermé les robinets.
X 3^ 32“, tombe et menace de mourir ; je laisse rentrer un peu d’air et la pression remonte à 32°; l’oiseau se relève. On recommence deux fois la même manœuvre. A 3**58“, on est à 23°, 5 de pression, l’animal est à demi relevé : fermé les robinets.
A 4**10“, je descends à 22°, 5. Mort à 4'‘35“, sans convulsions, après 1^ 10“ environ de gêne respiratoire. Après 20“, la température rectale est 30°, 2; après 30“, 29°, 7 : pas de rigidité.
Air mortel: 0 17,1; CO® 3,3.
ro®
C0®+0=:20,4; ^=0,87. Tension d’0=5,0.
LV. — Chouette vieille de bans, pesant 170 gr. Cloche de 11^,5.
Commencé à b** 8“ ; agitation considérable, qui dure jusqu’à 5'‘13“, où
la dépression est de 36°; Foisèau se calme alors. A 5*‘16“, dépression de
EXPÉRIENCES
44« ; vomit deux fois. A S** 21*“, 48*=; à 5*=26“, 57*=, soient 19*= dépréssion réelle. Tombe et va périr ; on remonte à 28*= ; l’oiseau se relève après quelques minutes. Deux fois se répète la même manœuvre, mais à chaque fois l’oiseau est évidemment moins abattu. .A 4*= 5*“, on est à 20*=, 2 : l’oiseau retombe, on ferme les robinets.
A 4** 10, on descend à 19*= ; l’oiseau est toujours tombé, le bec en avant. Mort à 4‘'4o'“, sans convulsions, après l‘*20“ environ de gêne respiratoire. 22“ après la mort, la température rectale est 50%2 ; après o0“, elle est de 29®, 6 ; pas de rigidité.
Air mortel : O 17, 6 ; CO^ 2,6.
00^+0=20,2; ^ = 0,79. Tension d’0 = 4,4.
On voit que notre règle se vérifie, nonobstant une irrégularité plus forte qu’à l’ordinaire, présentée par l’expérience faite à la pression normale. La valeur de la tension de l’oxy-, gène dans l’air mortel a été, en effet : à 76% de 3,3; à 27%7, de 4,8; à 22%5, de 5; à 19% de 4,4. Ces dernières pressions barométriques sont très-basses, et bien évidemment les transitions n’avaient pas été suffiamment ménagées.
Expérience LYI.— 5 août, Cressello {Falco tinminculus, Lin.). Pression 75%5. Cloche de 13%5.
Comniencé à 3‘*25“ ; courant d’air. La dépression est, à 3‘*30‘“ de 8*= ; à 3^35*“, de 16*= ; à 3^45“ de 30*=, à 3*= 50“ de 40*=; à 3*^53“ de 50*= ; soient 25®, 5 de pression réelle. L’oiseau vomit et tombe ; on remonte à 31®, 5 pour redescendre lentement à 23®,5 ; l’oiseau, qui s’était un peu remis, retombe, menace de mourir, et l’on doit revenir à 27®, 5.
A 4^*5“, on est à 25®; à 4^*10“, à 24®, 5 ; à 4**15“, à 21®, 5 ; l’oiseau vomit, titube et chancelle, mais paraît se remettre un peu, tout en restant affaissé. A 4‘*17“, la pression n’est plus que de 20®; à 4** 20“, de 19®, 5. On ferme les robinets, et l’oiseau meurt à 4'*32“. A ainsi vécu environ 40“ avec gêne respiratoire. 8“ après la mort, la température était de 37®, 4 dans le rectum.
L’air, comme on pouvait s’y attendre, est à peine altéré : O 20,0 ; CO^ 0,8 Tension d’0=:5,l.
Le point intéressant de cette dernière l’expérience est qu’un oiseau de proie, voisin zoologique de ces vautours, de ces condors qui s’élèvent dans les airs à de prodigieuses hauteurs, a été au moins aussi sensible à la diminution de pression qu’un^simple moineau.
B. Expériences faites sur des Mammifères,
Elles ont été en assez petit nombre, le principal intérêt de la question ayant été résolu par les expériences faites sur les moineaux. Elles m’ont montré, comme fait général, que les mammifères peuvent être amenés à des pressions notablement plus basses que les oiseaux. On pouvait s’en douter, du reste, puisque les mammifères épuisent davantage l’air confiné que le font les oiseaux. (Voy. mes Leçons sur la physiologie de la respiration, page 510.)
Ils sont, en outre, plus malléables, pour ainsi dire, c’està-dire plus faciles à amener à l’état d’animaux à sang froid, supportant alors, comme ces derniers (voy. plus bas), des pressions extrêmement faibles; cela est surtout vrai pour les rongeurs. Un exemple remarquable de ce fait (exp. LVII) m’a été présenté par un cochon d’Inde, qui, placé pendant quatre heures dans un courant d’air (température 15®), y a vécu sous une pression constamment inférieure à 20% et qui s’est, à plusieurs reprises, abaissée jusqu’à 11*" pendant quatre ou cinq minutes. Il est vrai qu’après ce temps le malheureux animal est resté immobile, presque insensible, avec une température rectale de 20®, et qu’il est mort quelques heures après l’expérience.
Dans un autre cas (exp. LVIII), un cochon d’Inde put être, par une diminution graduelle de pression qui dura une heure etdemie, amenéetmaintenu à une pression de 12 cent, pendant environ un quart d’heure. L’animal était alors très-faible, et sa température rectale n’était que de 25®; mais trois minutes après elle remontait à 31®, et déjà l’animal pouvait se relever sur ses pattes. Ce cochon d’Inde a survécu.
CHATS. — Expériences LIX-LXIII, simultanées. — 14 juillet ; pression 75*.
‘ Chats âgés d’un mois à un mois et demi.