‹ La pression barométrique. Recherches de physiologie expérimentaleChapitre 103 sur 160 · C. — Faibles pressioris : air suroxygéné · texte numérisé non relu

C. — Faibles pressioris : air suroxygéné

Expérience CCCLXXX. — 4 novembre. Semis d'orge et de cresson sur papier mouillé.

A. A la pression de 5 atmosphères d'un air contenant 86,9 p. 100 d'oxygène. La tension de ce gaz est ainsi de 260, correspondant environ à 12 1/2 atmosphères d'air.

B. Pression normale, air ordinaire.

7 novembre. Bien à A ; quelques pousses à B.

11 novembre. Bien à A; tout a germé à B. L'air de A contient encore 86,2 d'oxygène, avec 0,7 d'acide carbonique.

Je sème sur de la terre humide les graines de A. Le 20 novembre, le cresson conunence à pousser, mais l'orge est mort,

Expérience CCCLXXXI. — 51 mai. Semis de grains d'orge sur papier mouillé.

ËXPÉRI£r<C£S SUR L^^ VÉGÉTAUX. 883

A^ 5^' dans réservoir cylindrique à 3 i/3 atmosphères d'un' air contenant 54 p. 100 d'oxygène; la tension correspond à iSO, soient environ 9 atmosphères d*air.

B. 8«% pression normale, air ordinaire, cloche de 1840".

ô juin. Aucune germination. Je change l'air à Bet l'oxygène à A. Après cette opération, l'air de A contient 46,2 d'oxygène, la pression est poussée à 5 atmosphères ; la tension est donc 158, soient un peu moins de 7 atmosphères.

7 juin. A. A peine quelques radicules; la pression est tombée à 2 atmosphères; l'air contient 2 p. 100 de GO* et 41,2 d'oxygène.

B. Les pousses ont 5 à S'^ et sont très-vertes. L'air contient 8 p. 100 de C0« et 11,2 d'oxygène.

En supposant pour A une pression moyenne de 21/2 atmolsphères, on trouve que dans les 4 jours, les graines de A ont consommé, par \0^^ 136*^« d'oxygène, et celles de B 225*=«.

Je sème sur de la terre humide les graines de A, qui se développent.

Le tableau XVII résume les résultats principaux des expériences ci-dessus. Elles sont disposées suivant Tordre croissant des tensions d'oxygène exprimées en atmosphères.

Les diverses méthodes employés concordent pour montrer qu'une augmentation même légère dans la tension de l'oxygène agit d'une manière défavorable à la germination; dès deux atmosphères ou dès 40 p. 100 d'oxygène, elle est manifestement ralentie.

A 5 atmosphères, ce qui correspond à l'oxygène pur, le retard apporté à la germination est extrêmement considérable.

Au-dessus de 7 atmosphères, les graines ne font que jeter quelques radicules, sans qu'apparaisse leur tigelle.

Enfin, vers 10 atmosphères, les graines d'orge, ramenées à la pression normale, sont mortes et ne germent plus, tandis que celles de cresson résistent et poussent, bien qu'avec une certaine lenteur (expér. GCGLXXX).

Or, les graines de cresson ont des cotylédons minces et secs et ne contiennent pas d'albumen. Je me suis demandé si la mort des germes d'orge ne tiendrait pas à quelque altération chimique de l'albumen considérable qui les accompagne.

Mes expériences sur la fermentation, qui seront rapportées au chapitre, m'ont persuadé de l'exactitude de cette hypo^

«64 BXPÊRIEHCES.

thèse. Du reste, on voit par l'expérience CCCLXXl que des graines charnues comme celles du ricin et du melon ont été

TABLEAU XÏU.

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