C. — Charbon et sang de rate
Les recherches de M. Davaine ont attiré l'attention sur le rôle que pourraient jouer, dans l'infection par le virus charbonneux, les êtres microscopiques, les bactéridies^ dont il a découvert l'existence et la présence constante dans les liquides virulents. Les expériences faites par la méthode des dilutions, des filtrations, des précipitations, ont amené ce savant médecin à déclarer que ces bactéridies étaient vraiment les agents de la virulence, et que, introduites dans le sang d'un animal sain, elles amènent la mort par leur développement prodigieusement rapide. Si bien que le charbon serait, en définitive, une véritable maladie parasitaire.
Mais toutes ces méthodes laissent prise à une objection. Ces êtres microscopiques, dont la nature est encore mal déterminée, pourraient n'être que le véhicule et non la cause créatrice de l'agent virulent dont ils seraient simplement imprégnés.
J'ai donc dû instituer des expériences suivant la nouvelle méthode, mais en prenant les plus grandes précautions: 1** pour que la couche de sang soit assez mince et se laisse pénétrer par l'oxygène ; 2° pour qu'il ne reste pas, sur les limites du liquide sanguin, d'îlots isolés qui se dessécheraient et résisteraient alors parfaitement à l'action de l'oxygène :
Expérience CCGCXGII. — 6 octobre. Sang provenant d'un mouton cIim^