LES VOYAGES EN MONTAGNES. — VOLCANS DU PACIFIQUE
anglais la Blonde. Le commandant Byron^ dit, en racontant cette expédition :
Le lieatenant et le trésorier furent tellement accablés par le sommeil, qu*ils se couchèrent sur le roc nu, pour se reposer.
Lord Byron y monta à son tour le 27 juin; mais il ne parle d'aucun malaise.
Le 12 janvier 1834, ascension du Màuna Kea par David Douglas*, et le 29 janvier, du Mauna Loa, a la Grande Montagne » (4250°*) : aucune indication de troubles physiologiques. Môme silence de la part de Lœvenstern', qui monta,en janvier 1859, sur le .Mauna Loa. Du reste, son récit ne contient que quelques lignes.
La grande expédition que le gouvernement des Étals-Unis envoya autour du monde, sous le commandement de Wilkes^ fit un long séjour à Hawaï. Du 21 décembre 1840 au 13 janvier 1841, Wilkes el plusieurs de ses officiers campèrent sur les flancs du Mauna Loa ; à plusieurs reprises, ils eh atteignirent le point culminant. Ce ne fut pas impunément qu*ils vécurent ainsi pendant trois semaines à dételles hauteurs; déjà, en montant, ils souffrirent sérieusement :
Le thermomètre s'était abaissé à 18*, et beaucoup de nos hommes furent fortement afTeclés du mal des montagnes, avec maux de tète et fièvre, jusqu'à devenir incapables de rien faire. Je fus moi-même très-souffrant par cette cause, ayant de forts tiattements dans les tempes, avec la respiration courte, douloureuse et angobsée. (P. 149.)
OfGciers, matelots et natifs arrivèrent avec mille difficultés au pied du cratère terminal, à 13440 pieds (4095'°). Le lendemain matin, leur malaise se dissipa un peu. Le campement fut main- Ifisu pendant trois semaines à ces grandes hauteurs, et le récit ééiaillé des opérations géodésiques et physiques auxquelles ils se livrirent montre qu'ils souffrirent fréquemment du mal des montagnes :
Toot le monde réprouva plus ou moins. Le D' Judd remarqua que chez les les symptômes étaient ordinairement des coliques, des vomissements, de la
* fagage of H. Jf. S. Blonde to the Sandwich hlands, in the years 1824-1835. UûdDo, 1820.
Extrad from a privaie LetUr addreêsed to Captain Sabine. — Journal of the R. QeofrapJL Soe., t. lY, p. 3S3-344.— London, 1834.
Aperçu itun voyage autour du monde. Bull, de la Soc. de Géogr., 2* série, t. XVI, ^16S-f77, 4841.
Jiarrative of the Vniled States exploring Expédition during the years 1838, 39, 40« 4t, 42, L IV. — Philadelphie, 1844.
diarrhée ; un ou deux furent affectés de crachements de sang, quelques-uns eurent de la fièvre et du frisson. Nous eûmes presque tous une teinte jaune de la peau, des maux de léte et des vertiges, quelques-uns de Tasthme et du rhumatisme.... Le D' Judd trouva également qu*on avait grand*faim, mais sans être capable de manger. Pendant le jour, le moindre exercice augmentait chez nous tous la rapidité du pouls de 30 à 40 pulsations. (P. 177.)
Depuis ce temps, je n'ai trouvé dans les récits des voyageurs* qui sont montés sur les volcan d'Hawaï ou de Mauî aucune indication de malaises physiologiques.
* Sawkins, On the Volcanie Mountain of Havaiù Joum, of the Roy, Geogr. Soc, t. XXV, p. 191-194 ; 1855.— Robert Haskell, On a Visit to the Récent Eruption of Mauna Loa, Hawaii. The American journal of icience and arts. 2* sér., t. XXVilI; iS'o9, p. 66-71. — Wilmot, Our journal in the Pacific. London, 1873.