‹ La pression barométrique. Recherches de physiologie expérimentaleChapitre 142 sur 160 · Prea · texte numérisé non relu

Prea

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mentéc.

de 113 à 118

de 108 à 113

de 103 à 108

l'air comprimé : à la pression ordinaire, en effet, les oscillations ont été de 5*^,747 à 8^,710, et sous pression de 5^',824

Les nombres relatifs à la ventilation pulmonaire (col. 4) sont aussi fort intéressants. D'abord, bien évidemment, il passe à travers les poumons, dans un temps donné, moins d'air, en volume, sous la pression augmentée qu'à la pression normale; la moyenne générale donne 110 et 118, avec des écarts, dans le premier cas, de 102,9 à 118,5, et dans le second, de 103,2 à 129,6. Le nombre des mouvements respiratoires est également diminué dans Tair comprimé; en

moyenne il tombe de 16,5 à 15,9 par minute. Il résulte de ces deux modifications que l'amplitude respiratoire change à peine, puisqu'elle ne varie en moyenne que de 0\48 (pression normale) à 0^46 (air comprimé). Ajoutons que l'inspection attentive des mouvements respiratoires, une montre à secondes à la main, aurait permis à G. Liebig de constater que le rhythme respiratoire lui-même change dans Tair comprimé, l'inspiration y devenant plus courte et l'expiration plus longue : le rapport de durée entre ces deux phases aurait, dans une de ses observations, passé de 2 : 5 à 1 : 2 (p. 518). Il est ainsi d'accord avec ce qu'avait dit Vivenot (V. p. 442 et fig. 9), et en contradiction avec Panum (V. p. 455).

Tous ces résultats, qui sont en harmonie avec les faits déjà connus, s'expliquent, suivant G. Liebig, par l'action mécanique de la pression augmentée :

On peut s'en rendre compte par les observations suivantes. Supposons un flacon recouvert d'une membrane élastique; si Ton extrait Tair de ce flacon, à Taide d'un tube pénétrant dans l'intérieur, on observera que la membrane est infléchie en dedans. Plus la pression extérieure sera forte, plus profond sera l'infléchissement, et réciproquement, puisque son élasticité propre agit en sens inverse de la pression de l'air.

Pendant l'inspiration, lorsque les parois de la poitrine se dilatent, et que le diaphragme se contracte, il tend à se former autour des poumons un vide qui sera d'autant plus facilement rempli que la pression extérieure de l'air sera plus forte relativement à leur élasticité. L'expiration deviendra plus difficile, parce que la pression extérieure de l'air oppose une résistance au retour des poumons sur eux-mêmes.

Panum et Vivenot ont montré que les parois de la poitrine et le diaphragme prennent dans l'air comprimé un état d'équilibre différent de l'état ordinaire, avec élargissement du thorax. Ces parois présentent alors une tension de dedans en dehors qui s'oppose à la tension inverse des poumons; les deux forces ue trouvent l'une et l'autre dans un équilibre déterminé avec la troisième force qui entre en action, à savoir la près, sion de l'air. Si cette force est accrue ou diminuée, il se produira un changement dans l'équilibre du système. (P. 516.)

Le docteur Leonid Simonoff S directeur de l'établissement aérothérapique de Saint-Pétersbourg, a tout récemment publié un livre important sur la compression barométrique, en-

* Aerotherapiê, — Giessen, 1876.

AUGMENTATION DE PRESSION. lt33

visagée au point de vue médical. La partie physiologique con« tient un résumé fort intéressant des connaissances antérieures, et aussi le compte rendu d'un certain nombre d'expériences personnelles sur les variations du poids chez les malades soumis à la médication aérothérapique :

Dans le cours de Tannée 1875, le docteur Katschenowsky a exécuté dans mon service médical des observations sur lui et sur d'autres personnes Le résultat est le suivant : Avec des quantités de nourriture telles

que dans Tair ordinaire, il y aurait équilibre entre les ingesta et les excréta, le poids du corps diminue successivement sous Tinfluence d'un séjour quotidien de deux heures dans Tair comprimé. (P. 79.)

Mais, fait observer M. Simonoff, l'appétit augmente toujours; or, si on le satisfait, au lieu de régler la nourriture comme Ta fait Katschenowsky, on voit le poids du corps augmenter. Sur cinquante-trois personnes qu'il a examinées, trente-deux pesaient davantage après le traitement (en moyenne 1077*' par individu); deux n'avaient pas changé; dix-neuf avaient diminué de poids (en moyenne 786'^'' par individu) (p. 81-92). Il faut remarquer que toutes ces mesures ont été prises sur des malades, et que Taugmentation du poids du corps et de l'appétit paraissait n'être qu'un effet indirect de l'amélioration due aux traitements. Il faudrait, pour faire preuve, expérimenter sur des individus bien portants.

SOUS-CHAPITRE 11

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